Les résultats de l'examen de fin d'études secondaires (SSCE) 2026, administré par le National Examinations Council (NECO), mettent en lumière une légère baisse de performance au niveau national. Avec un taux de réussite global de 58,67 %, le système éducatif nigérian fait face à des disparités régionales persistantes, seuls 19 États sur 37 dépassant la moyenne nationale.
Un recul des performances nationales
Sur les 1 371 992 candidats ayant composé cette année, 804 948 ont obtenu le seuil requis de cinq crédits, incluant l'anglais et les mathématiques, conditions indispensables pour accéder à l'enseignement supérieur. Ce chiffre représente 58,67 % des effectifs, marquant une diminution par rapport à la session 2025 où le taux de réussite s'établissait à 60,26 %. En revanche, l'organisme certificateur a noté une amélioration notable en matière d'intégrité des épreuves, le nombre de cas de fraude enregistrés ayant chuté de 3 878 en 2025 à 1 406 en 2026.
La domination persistante du Sud
Le classement par État confirme une fracture géographique dans la réussite scolaire. Pour la deuxième année consécutive, l'État d'Abia occupe la première place avec un taux de réussite de 81,78 %, suivi de près par l'Ebonyi (81,03 %) et l'Ekiti (77,68 %). Ces résultats soulignent une dynamique de performance soutenue dans les régions du Sud, tandis que des États comme Lagos, bien que présentant un volume massif de candidats, se classent au sixième rang national avec 74,15 % de réussite.
Les défis éducatifs du Nord
À l'inverse, les États du Nord affichent des résultats nettement inférieurs à la moyenne nationale. Sokoto ferme la marche avec un taux de réussite de 26,82 %, précédé par l'Akwa Ibom (37,42 %) et l'Adamawa (37,76 %). La situation de Kano, État comptant le plus grand nombre de candidats avec 162 302 inscrits, est particulièrement scrutée : avec seulement 45,85 % de réussite, il se positionne au 31e rang. Ces données posent un enjeu majeur pour les politiques publiques locales, alors que plus de 41 % des candidats à l'échelle nationale n'ont pas atteint le seuil académique requis pour poursuivre leurs études supérieures cette année.