Le Front pour la Défense de la République (FDR) dénonce une inertie gouvernementale menaçant le respect du calendrier électoral des élections territoriales, dont la tenue dans les délais légaux est désormais compromise.
Un calendrier électoral en péril
Le FDR, dans une déclaration publique à Dakar, souligne que les engagements pris par les autorités en mars 2026 sur la tenue des élections territoriales dans les délais prévus par la loi électorale ne sont plus tenables. Selon le mouvement, plusieurs étapes clés du processus électoral sont déjà en retard ou risquent de l’être. La fixation du montant de la caution par le ministre de l’Intérieur, prévue au plus tard le 20 août 2026, n’a pas encore été actée, tandis que les listes de candidatures doivent être déposées entre le 24 et le 29 octobre 2026. La convocation des électeurs, prévue au plus tard le 19 octobre 2026, s’annonce également compromise. Le FDR rappelle que la révision des listes électorales, obligatoire depuis le 1er février 2026, n’a pas été engagée, aggravant les risques de dysfonctionnement.
Le mouvement estime que ces retards, s’ils se confirment, rendront impossible l’organisation des élections avant le 17 janvier 2027, date limite fixée par la loi. Pour le FDR, cette situation ne relève pas de contraintes techniques ou logistiques, mais d’une volonté politique de reporter le scrutin, mettant en péril la légitimité des institutions territoriales et l’État de droit.
Appel à la mobilisation pour sauver le processus électoral
Face à cette inertie, le FDR appelle à une concertation immédiate entre le gouvernement et les acteurs politiques pour rétablir le calendrier électoral. Le mouvement insiste sur l’urgence de respecter les articles du Code électoral, soulignant que le report des élections territoriales à une autre période de l’année 2027 serait illégal et antidémocratique. Il met en garde contre les risques d’une prolongation illégale des mandats territoriaux, qui saperaient la crédibilité du processus électoral et la confiance des citoyens dans les institutions.
Le FDR invite l’ensemble des forces vives de la Nation, les partis politiques, la société civile et les citoyens à exiger le respect strict des règles électorales. Pour le mouvement, la préservation de la démocratie sénégalaise passe par le respect du calendrier électoral, pierre angulaire de la légitimité des institutions et de la stabilité politique du pays.