Le ministre de l'Éducation, Moustapha Guirassy, a confirmé le report de la rentrée scolaire au 12 octobre, tout en assurant que les 72 heures de cours perdues seront récupérées grâce à un réaménagement du temps de classe et à l’usage accru du numérique. Le plan s’appuie sur le recrutement de 8 400 enseignants et sur une adaptation du calendrier aux risques climatiques.
Report de la rentrée et stratégie de rattrapage
La nouvelle date de rentrée, fixée au 12 octobre, implique la mise en place d’un dispositif de rattrapage de 72 heures de cours. Le ministre a indiqué que le quantum horaire sera préservé en allongeant certaines périodes de cours et en mobilisant davantage de ressources pédagogiques numériques, afin de garantir la continuité des apprentissages.
Renforcement massif des effectifs enseignants
Pour soutenir cette reprise, le gouvernement prévoit le déploiement de plus de 8 400 enseignants dans les établissements publics. Ce contingent comprend des sortants des Centres régionaux de formation, de la FASTEF, de l’Université Gaston Berger, ainsi que 2 527 agents issus du dernier recrutement spécial. Le ministre a souligné que les affectations devront être finalisées avant l’ouverture des classes.
Infrastructures, matériel et adaptation climatique du calendrier
Guirassy a placé la disponibilité du matériel pédagogique, l’état des écoles et la présence des enseignants comme trois piliers de la préparation de la rentrée 2026‑2027. Il a également proposé une « semi‑académisation » du calendrier scolaire, permettant d’ajuster les dates de reprise et de fermeture selon les vulnérabilités climatiques des régions, tout en maintenant un cadre national pour les examens et concours.
Climat social et prévention des perturbations syndicales
Sur le plan social, le ministre ne prévoit pas de fortes tensions syndicales, tout en reconnaissant la légitimité des revendications des enseignants. Les concertations ont été intensifiées, avec des rencontres bimensuelles et un suivi des engagements pris lors des Conseils interministériels. Après une accalmie observée en avril, le G7 a suspendu son appel à la grève suite à des discussions avec le gouvernement.