Reno Omokri, ancien conseiller présidentiel et actuel ambassadeur désigné, a publiquement rétracté ses accusations passées qualifiant le président nigérian Bola Tinubu de « baron de la drogue ». Cette prise de position intervient après une série de vérifications personnelles effectuées par M. Omokri aux États-Unis, visant à clarifier le passé académique et judiciaire du chef de l'État.
Vérifications documentaires à Chicago
En septembre 2022, Reno Omokri s'est rendu à la Chicago State University pour examiner les archives concernant le cursus universitaire de Bola Tinubu. Selon ses déclarations, l'institution lui a fourni des preuves documentaires et photographiques confirmant le statut d'ancien étudiant du président. Ces éléments ont conduit M. Omokri à réviser son jugement initial, qu'il a qualifié de fondé sur des rapports médiatiques qu'il juge désormais erronés.
Clarification sur les procédures judiciaires américaines
Concernant les allégations de trafic de stupéfiants, l'ambassadeur désigné a affirmé avoir consulté les registres judiciaires américains. Il soutient qu'aucune trace d'arrestation ou de mandat d'arrêt n'existe à l'encontre de Bola Tinubu. M. Omokri a précisé que la controverse liée à une procédure de confiscation civile de 460 000 dollars en 1993 ne constituait pas une condamnation pénale contre le président, soulignant que ce dernier n'était pas la cible directe de l'enquête sur le trafic d'héroïne à l'époque.
Une démarche étendue aux figures de l'opposition
Cette volonté de vérification factuelle ne s'est pas limitée au président en exercice. Reno Omokri a également évoqué un déplacement au Pérou pour enquêter sur des allégations similaires visant l'opposant politique Peter Obi. À l'issue de ses entretiens avec les autorités locales, il a conclu à l'innocence de ce dernier, affirmant qu'aucun élément probant ne soutenait les accusations de trafic de drogue portées contre lui.
Enjeux politiques et judiciaires
Bien que M. Omokri ait officiellement retiré ses propos, ces derniers continuent de faire l'objet d'une attention particulière dans le débat public. Le contenu de ses anciennes déclarations a récemment été admis comme pièce dans le cadre du procès de l'activiste Omoyele Sowore. M. Omokri anticipe que ces archives pourraient être réutilisées par des adversaires politiques à l'approche des élections de 2027, malgré sa nouvelle posture de soutien à l'administration actuelle.