Guillaume Sicard, directeur général de Renault France, a présenté lors du Mondial de l'Auto du 14 octobre une feuille de route axée sur le néo‑rétro, l'international et les véhicules autonomes, afin de renforcer la position de la marque face à la montée des constructeurs asiatiques.
Renault renforce sa visibilité au Mondial de l'Auto
Lors de l'émission spéciale diffusée le 14 octobre, le dirigeant a souligné que la participation de Renault au salon était plus affirmée que jamais. L'exposition a permis de mettre en avant les modèles phares, dont la R8 Gordini, et de démontrer la capacité de la marque à conjuguer héritage et innovation. Cette visibilité vise à consolider la confiance des consommateurs français et à attirer de nouveaux acheteurs sur les marchés émergents.
Le pari du néo‑rétro : la R8 Gordini comme vitrine
Le succès commercial de la R8 Gordini, présentée comme le premier modèle issu de la stratégie « néo‑rétro », a été mis en avant comme preuve de la viabilité de ce positionnement. En revisitant des références historiques tout en intégrant des technologies modernes, Renault cherche à différencier son offre dans un segment saturé. Selon Sicard, les premières ventes dépassent les prévisions, ce qui encourage la marque à étendre la gamme de véhicules au design rétro revisité.
Défi asiatique et ambition d'expansion internationale
Face à la concurrence croissante des constructeurs chinois, coréens et japonais, Renault mise sur une double dynamique : renforcer son ancrage en Europe tout en accélérant son implantation en Afrique, au Moyen-Orient et en Amérique latine. Le directeur général a indiqué que les projets d'assemblage local et les partenariats avec des acteurs régionaux sont déjà en cours, afin de réduire les coûts de production et d'adapter les modèles aux spécificités des marchés ciblés.
Position de Renault sur les véhicules autonomes
En matière de mobilité autonome, Renault adopte une approche prudente mais résolue. Sicard a rappelé que la marque participe à plusieurs consortiums européens de recherche et développe des plateformes capables de supporter des niveaux d'automatisation élevés. Toutefois, la stratégie actuelle privilégie d'abord l'intégration progressive de fonctions d'aide à la conduite dans les modèles grand public, avant de lancer des services de mobilité entièrement autonomes.