Koulsé : un projet révolutionnaire change la donne économique

Par Rédaction KUMBA 3 min de lecture 24 lectures
Koulsé : un projet révolutionnaire change la donne économique

Des crédits, des marchés, des rêves qui germent. Trois ans d’efforts, un bilan éclatant : le PRAMAC s’apprête à clore son mandat en juin 2026 après avoir transformé des vies dans la région des Koulsé. Porté par l’ONG Trias avec le soutien financier de l’Enabel, ce programme phare prouve qu’une approche innovante peut briser les chaînes de la précarité.


Des mécanismes audacieux pour un impact concret Le PRAMAC ne se contente pas d’offrir de l’aide : il construit des écosystèmes. Grâce à des sociétés de cautionnement mutuel, 28 structures ont vu le jour, mobilisant 158 millions de FCFA en fonds de garantie. Résultat ? 407 entrepreneurs accèdent enfin à des crédits formels, un luxe jusqu’alors réservé à une élite.

Les Associations villageoises d’épargne et de crédit (AVEC) jouent aussi leur rôle : 120 créées, 2 500 membres (dont 1 069 déplacés internes), et 124 millions de FCFA prêtés. L’épargne locale devient un levier de croissance, pas un simple vœu pieux.


La formation : clé pour percer les marchés Sans compétences, même les meilleurs produits restent invisibles. Le PRAMAC a formé des centaines d’acteurs sur :

  • L’agriculture intelligente (conservation, qualité).
  • Le marketing digital (pour vendre au-delà des frontières régionales).
  • La négociation commerciale (pour obtenir de meilleurs prix).

Conséquence ? +60 % d’augmentation des chiffres d’affaires pour les coopératives et jeunes porteurs de projets. Michel Sawadogo, producteur d’oignons à Boulsa, en témoigne : grâce à un crédit, sa coopérative passe de 4 à 6 tonnes par an. Les membres financent désormais des projets scolaires pour leurs enfants.


Les jeunes, acteurs incontournables Le projet ne néglige personne. 111 jeunes ont été formés à l’éducation financière, 50 au marketing digital, et 23 ont reçu des subventions totalisant 31 millions de FCFA. Preuve que l’entrepreneuriat n’est pas l’apanage des aînés.


Une secrétaire régionale envoûtée Bernadette Adenyo/Sermé, secrétaire générale de la région, salue un projet "visionnaire". Pour elle, l’accès au crédit et aux marchés reste le nerf de la guerre économique. "Quand un producteur dispose de financements adaptés et de débouchés stables, il devient un moteur de développement", insiste-t-elle.


Et maintenant ? Capitaliser ou répéter l’erreur ? Les résultats parlent d’eux-mêmes : revenus en hausse, emplois créés, résilience accrue. Mais le défi reste entier. Comment généraliser ces modèles ? Faut-il étendre le PRAMAC à d’autres régions ? Ou adapter ses outils pour toucher encore plus de populations vulnérables ?

Une chose est sûre : les Koulsé ont prouvé qu’avec de la volonté et des outils adaptés, la pauvreté peut reculer. La question n’est plus si ces méthodes fonctionnent, mais comment les multiplier avant qu’il ne soit trop tard.


Trias : une ONG aux racines profondes Présente dans 17 pays, cette organisation d’aide au développement agit depuis 25 ans en Afrique de l’Ouest. Son expertise ? Accompagner les producteurs et entrepreneurs locaux pour les rendre autonomes. Une philosophie qui, avec le PRAMAC, porte ses fruits.

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