Une réforme sans consensus ? Le PDS lance un ultimatum. Pas question, pour le parti d’Abdoulaye Wade, que la Constitution soit réécrite à la hâte. "Sans référendum, pas de légitimité", clame son porte-parole. Une position tranchée, alors que Pastef prépare son projet de révision à l’Assemblée.
La Constitution, bien plus qu’un texte Pour le PDS, la loi fondamentale n’est pas un simple document. Elle est "le souffle du peuple", un héritage qui lie les générations. "Ni les partis ni les présidents ne peuvent l’effacer", martèle le communiqué. La Constitution, c’est le contrat social sénégalais – et il exige une signature collective.
Le référendum de 2001, modèle intouchable Le PDS brandit son étendard : celui de 2001. À l’époque, la Constitution avait été validée par le peuple, pas imposée par des élites. "Cette voie démocratique doit être reprise", insiste le parti. Pour lui, toute autre méthode serait une trahison des principes républicains.
Dialogue ou dictature ? Le PDS dénonce une urgence artificielle. "Réformer dans la précipitation, c’est jouer avec le destin du pays", s’indigne le communiqué. Il exige une "concertation nationale", pas un coup de force parlementaire. "Comment accepter que quelques députés décident de notre avenir ?" La question résonne comme un défi.
Un appel à la mobilisation Face à Pastef, le PDS mobilise. Il appelle à un "sursaut républicain", à une résistance des "forces vives" pour défendre l’État de droit. Le message est clair : la Constitution ne se négocie pas, elle se préserve.
Et maintenant ? Le débat s’embrase. Le Sénégal doit-il suivre la voie du consensus ou celle de l’urgence ? Le PDS a choisi son camp. Mais Pastef, lui, avance. Qui gagnera ce duel institutionnel ? Une chose est sûre : la Constitution ne sera plus jamais la même.