Redressement judiciaire de Duralex : deux offres industrielles en lice pour sauver la moitié des emplois

Par Rédaction KUMBA 2 min de lecture 28 lectures
Redressement judiciaire de Duralex : deux offres industrielles en lice pour sauver la moitié des emplois

La verrerie Duralex, emblème du verre trempé, traverse une phase critique de son histoire industrielle avec l'examen de trois offres de reprise par le tribunal de commerce d'Orléans. Alors que l'entreprise est en redressement judiciaire depuis juin, deux projets industriels se distinguent par leur volonté de maintenir au moins la moitié des effectifs, tandis qu'une enquête judiciaire sur la gestion passée de la société vient assombrir le dossier.

Deux projets industriels pour la survie de l'entreprise

Parmi les trois candidatures déposées, deux propositions sont jugées sérieuses par les autorités et les représentants syndicaux. Le groupe stéphanois Carlesimo et la holding Tomé, dirigée par l'entrepreneur Cédric Meston, prévoient respectivement de conserver 125 et 155 emplois sur les 243 que comptait l'entreprise en début d'année. Si ces pistes sont jugées « intéressantes » par le ministère de l'Économie, les repreneurs potentiels doivent encore consolider leurs financements et affiner leurs plans d'ici l'échéance du 12 octobre, date à laquelle le tribunal rendra son verdict. Une troisième offre, émanant de la société hongkongaise AA Investments, est jugée anecdotique car elle ne prévoit la reprise que de trois salariés et se concentre exclusivement sur la marque.

Une gestion sous le coup d'une enquête judiciaire

En parallèle de la procédure de reprise, la verrerie fait l'objet d'une enquête pénale menée par le parquet d'Orléans. Des perquisitions ont été effectuées le 3 septembre au siège de l'entreprise à La Chapelle-Saint-Mesmin. Les investigations portent sur des soupçons de manquements graves dans la gestion, notamment concernant l'utilisation des 7 millions d'euros collectés auprès du public lors d'une levée de fonds fin 2023. L'ancien directeur général, François Marciano, et son fils, ex-directeur financier, sont au cœur des interrogations, bien que leur conseil ait formellement démenti toute malversation.

Le défi de la pérennisation après cinq crises

Pour Duralex, il s'agit du cinquième redressement judiciaire en un peu plus de vingt ans. La nouvelle direction, en place depuis avril, tente de rassurer sur la viabilité opérationnelle de l'outil industriel, affirmant avoir multiplié la trésorerie par huit. Toutefois, le climat social reste tendu, les salariés appelant à une amélioration des offres de reprise pour limiter la casse sociale. La capacité des repreneurs à sécuriser leurs engagements financiers sera déterminante pour éviter une liquidation et permettre à la verrerie de poursuivre son activité sous une nouvelle gouvernance.

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