Le ministère chargé des Télécommunications a lancé un avis public pour le recrutement d’un nouveau Directeur général de l’Autorité de Régulation des Télécommunications et des Postes (ARTP). Cette initiative intervient alors que Dahirou Thiam occupe ce poste depuis mai 2024 et assure toujours ses fonctions à la tête du régulateur.
Dahirou Thiam, ingénieur en informatique et télécommunications, a pris ses fonctions en succédant à Abdou Karim Sall lors d’une passation de service officielle. Depuis son arrivée, il a mené plusieurs actions institutionnelles, dont la signature d’accords avec l’Union internationale des télécommunications, un partenariat avec l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (UCAD), ainsi que des visites de travail auprès d’opérateurs comme Paps et Wave Digital Finance. Récemment, il a également abordé le rôle des fréquences radioélectriques dans la sécurité maritime, soulignant l’importance stratégique de ce dossier.
L’appel à candidatures pour un poste déjà occupé soulève plusieurs hypothèses. Selon le texte source, cette démarche pourrait s’inscrire dans une logique d’anticipation réglementaire, notamment en cas de fin de mandat prévue. Elle pourrait aussi répondre à une clause statutaire imposant un renouvellement par voie de compétition. Une autre interprétation, plus politique, suggère une préparation à un remplacement, d’autant que l’avis a été largement diffusé sur les canaux institutionnels, ce qui indique une procédure planifiée.
À ce jour, ni le ministère de tutelle ni l’ARTP n’ont précisé les motivations exactes derrière cette initiative, ni le devenir de Dahirou Thiam une fois le processus terminé. La question reste donc entière : le titulaire actuel se présentera-t-il à sa propre succession, ou cette procédure marque-t-elle la fin de son mandat à la tête du régulateur des télécoms et des postes ?
Cette situation illustre les dynamiques de gouvernance dans le secteur des télécommunications au Sénégal, où les postes de régulation jouent un rôle clé dans la définition des politiques publiques et la supervision des acteurs du marché. Les enjeux incluent la modernisation des infrastructures, la régulation des services numériques et la protection des consommateurs, autant de domaines où la continuité des actions engagées peut être un facteur déterminant pour la stabilité du secteur.