Recrutement d’ex-ministres : un responsable politique dénonce les avantages maintenus

Par Rédaction KUMBA 2 min de lecture 45 lectures
Recrutement d’ex-ministres : un responsable politique dénonce les avantages maintenus

La décision du président de l’Assemblée nationale d’intégrer d’anciens membres du gouvernement dans son cabinet suscite des critiques. Un responsable politique a saisi les autorités pour dénoncer le maintien de leurs avantages, notamment financiers et diplomatiques.

Lass Badiane, président du mouvement « Dieum Kanam », a interpellé les autorités sur la question des rémunérations perçues par ces anciens ministres. Selon lui, leur maintien en poste au sein de l’exécutif ne justifie pas la poursuite du versement de leurs traitements, sauf dans les cas strictement prévus par les textes en vigueur. Il a demandé au ministre de l’Économie et des Finances d’ordonner l’arrêt immédiat de ces paiements par la Direction de la Solde.

Cette problématique s’inscrit dans un débat plus large sur la gestion des avantages liés aux fonctions publiques. Les anciens ministres, une fois leurs mandats terminés, ne devraient plus bénéficier de privilèges non conformes à leur situation actuelle, estime le responsable politique. La question des rémunérations des hauts responsables après leur départ de l’exécutif est un sujet récurrent dans plusieurs pays africains, où les textes encadrant ces pratiques font parfois l’objet de révisions.

Au-delà des salaires, Lass Badiane a également saisi le ministre de l’Intégration africaine et des Affaires étrangères sur un autre point : les passeports diplomatiques détenus par d’anciens députés suppléants. Selon lui, ces documents, liés à une fonction officielle, devraient être retirés dès la fin du mandat parlementaire. Il demande ainsi le retrait immédiat de ces passeports pour les anciens députés concernés, ainsi que pour leurs conjoints, arguant que l’État ne peut financer des avantages pour des personnes ne servant plus ses intérêts.

Cette prise de position reflète une critique récurrente envers les pratiques perçues comme des privilèges indus dans l’administration publique. Les passeports diplomatiques, souvent attribués aux parlementaires en exercice, sont considérés comme un outil de travail plutôt qu’un avantage personnel. Leur maintien après la fin du mandat soulève des questions sur la transparence et l’équité dans l’attribution de ces documents.

Les réactions autour de cette affaire illustrent les tensions autour de la gestion des ressources publiques et des avantages liés aux fonctions politiques. Les autorités sont désormais interpellées pour clarifier leur position sur ces questions, dans un contexte où la rigueur budgétaire et la lutte contre les privilèges sont des sujets sensibles.

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