Les difficultés persistantes de collecte des recettes fiscales obligent le gouvernement à recourir à l’emprunt pour financer des programmes nationaux essentiels, notamment dans le domaine de l’éducation. C’est ce qu’a souligné le député Gideon Boako, membre du Parlement et vice-président de la Commission des finances, lors d’une intervention à l’Assemblée nationale.
Selon le texte source, le député a expliqué que la faiblesse des performances fiscales limite la capacité de l’État à financer les secteurs prioritaires à partir des ressources internes. Il a évoqué des données officielles pour illustrer son propos, mettant en lumière des écarts significatifs entre les recettes perçues et les objectifs fixés pour plusieurs prélèvements.
Les chiffres cités par le député révèlent des écarts notables dans la collecte de certaines taxes et contributions. Les recettes de la TVA, par exemple, ont atteint un niveau inférieur à 6 % de l’objectif initial. D’autres prélèvements, comme la cotisation à la NHIS (système national d’assurance maladie), ont enregistré un déficit de près de 30 % par rapport aux prévisions. Des écarts similaires ont été observés pour le GETFund (fonds dédié à l’éducation) et les recettes pétrolières, tandis que les droits d’accises et les droits de douane ont également sous-performé.
Face à cette situation, le député a estimé que le gouvernement dispose de deux leviers principaux : réduire les dépenses ou recourir à l’emprunt. Il a souligné que lorsque les recettes ne suffisent pas à couvrir les dépenses essentielles, l’État n’a d’autre choix que de s’endetter pour maintenir le financement des programmes nationaux.
Lors de son intervention, Gideon Boako a appelé le ministère des Finances à renforcer ses efforts pour améliorer la collecte des recettes et réduire la dépendance du pays à l’égard de l’emprunt. Ces déclarations s’inscrivent dans un débat parlementaire plus large sur la gestion des finances publiques et la recherche d’un équilibre entre rigueur budgétaire et financement des politiques sociales.
Cette situation reflète des enjeux récurrents pour de nombreux pays africains, où les recettes fiscales, souvent tributaires de secteurs économiques volatils, peinent à suivre les besoins croissants en matière de dépenses publiques. La nécessité de diversifier les sources de revenus et d’optimiser la collecte des impôts reste un défi central pour les gouvernements du continent.