RDC-PASS : 50 agents formés à Kinshasa pour lancer l’identifiant numérique national d’ici 2030

Par Rédaction KUMBA 2 min de lecture 86 lectures
RDC-PASS : 50 agents formés à Kinshasa pour lancer l’identifiant numérique national d’ici 2030

Le ministre de l’Économie numérique, Augustin Kibassa Maliba, a officiellement lancé la formation de 50 agents chargés d’enregistrer les premiers utilisateurs du RDC‑PASS, le futur identifiant numérique national. Cette première cohorte marque le passage du projet à sa phase opérationnelle, avec l’objectif d’étendre le dispositif à l’ensemble de la population d’ici 2030.

Une formation ciblée pour garantir la sécurité et l’éthique du dispositif

Les agents sélectionnés suivent un programme intensif couvrant les procédures d’enregistrement, la protection des données personnelles, la traçabilité des opérations et les exigences éthiques liées à l’accès numérique. L’accent est mis sur la conformité aux normes de cybersécurité afin d’éviter tout risque de fraude ou de mauvaise utilisation des informations citoyennes. Cette préparation technique et déontologique est jugée indispensable pour instaurer la confiance du public dans le nouveau système.

RDC‑PASS : une couche d’accès, pas un remplacement de la carte d’identité

Lors de la cérémonie d’inauguration, le ministre a rappelé que le RDC‑PASS ne se substitue pas à la carte nationale d’identité ni aux institutions d’état civil. Il s’agit d’une « passerelle numérique » qui, une fois le citoyen identifié, lui permet d’accéder de façon simple et sécurisée aux services publics en ligne. Le dispositif s’inscrit dans une architecture plus large incluant des registres de référence, des mécanismes d’interopérabilité et des plateformes sectorielles, afin d’assurer une intégration fluide avec les systèmes existants.

Déploiement progressif : du pilote à Kinshasa à une couverture nationale

Le lancement de la formation intervient trois mois après l’annonce officielle du RDC‑PASS le 13 juin 2026. Le groupe de 50 agents doit d’abord piloter le dispositif à Kinshasa, tester les processus d’enregistrement et identifier les ajustements nécessaires avant d’envisager un déploiement à plus grande échelle. Selon Gradi Malobo, directeur général de Tridentity RDC, « l’heure n’est plus aux paroles, mais aux actes », soulignant l’urgence de passer de la phase de conception à celle de mise en œuvre concrète.

Enjeux à long terme : inclusion, interopérabilité et simplification administrative

Le ministre a souligné que la réussite du RDC‑PASS dépendra de plusieurs facteurs clés : la sécurité des données, l’interopérabilité entre les différents services publics, l’inclusion des populations marginalisées et la traçabilité des transactions. Un identifiant unique devrait, à terme, simplifier les démarches administratives, réduire les délais de traitement et améliorer l’accès aux prestations sociales, sanitaires et éducatives. Le projet s’inscrit ainsi dans la stratégie plus large de digitalisation de l’État congolais, visant à moderniser les services publics et à renforcer la gouvernance électronique.

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