La République démocratique du Congo (RDC) se prépare pour le Championnat d'Afrique de jujitsu 2026 à Alger, mais les athlètes congolais font face à des obstacles majeurs. Christophe Mputu, champion du monde, appelle les autorités à un appui financier et logistique pour garantir une participation digne.
Les faits essentiels
La RDC participera au Championnat d'Afrique de jujitsu, prévu du 15 au 20 septembre 2026 à Alger, en Algérie. Cependant, la préparation des athlètes congolais est entravée par des difficultés logistiques et sanitaires, notamment liées aux mesures imposées dans le contexte de l'épidémie d'Ebola. Les responsables de la discipline envisagent d'organiser un stage à l'étranger, peut-être à Brazzaville, pour faciliter les démarches de voyage des athlètes.
Christophe Mputu, champion du monde en titre, souligne le manque d'accompagnement institutionnel et la nécessité de mobiliser des ressources dans les prochaines semaines. Malgré ces contraintes, quelques athlètes congolais devraient représenter le pays à Alger, avec au moins deux ou trois participants confirmés.
Par ailleurs, la Fédération congolaise de jujitsu reste suspendue par la Fédération internationale. Les dirigeants de la discipline poursuivent leurs activités et prévoient d'organiser un championnat national en novembre, tout en invitant des représentants de la Fédération internationale pour accompagner sa relance.
Pourquoi c'est important
La participation de la RDC au Championnat d'Afrique de jujitsu 2026 revêt une importance symbolique et sportive pour le pays. Elle pourrait permettre aux athlètes congolais de se mesurer aux meilleurs du continent et de renforcer la visibilité du jujitsu en RDC. Cependant, l'absence de soutien financier et logistique risque de limiter la performance de la délégation, voire de compromettre sa participation.
La suspension de la Fédération congolaise de jujitsu par la Fédération internationale ajoute une dimension supplémentaire à cette préparation. Une relance réussie de la discipline pourrait contribuer à lever cette suspension et à rétablir la crédibilité du jujitsu congolais sur la scène internationale.
Ce qu'il faut surveiller
Dans les prochaines semaines, l'attention se portera sur la capacité des autorités congolaises à mobiliser les ressources nécessaires pour la préparation des athlètes. Un financement adéquat pourrait permettre d'organiser un stage à l'étranger et de garantir des conditions de voyage optimales.
Par ailleurs, l'organisation du championnat national en novembre et l'invitation de représentants de la Fédération internationale seront des indicateurs clés pour évaluer les progrès réalisés dans la relance de la discipline. Une participation réussie à Alger pourrait également servir de levier pour obtenir un soutien accru des autorités et des partenaires privés.