Helios Towers RDC a annoncé avoir dépassé le seuil de 3 000 sites de télécommunications exploités en République démocratique du Congo, un cap atteint au moment où l’opérateur d’infrastructures célèbre quinze ans de présence dans le pays. Cette progression s’accompagne d’une couverture mobile revendiquée pour plus de 40 millions de personnes, illustrant le rôle croissant des infrastructures passives dans l’accès quotidien aux services numériques.
Un réseau qui s’ancre dans les zones rurales
Sur les 3 000 sites actifs, 673 sont implantés en zones rurales, où les opérateurs mobiles peinent historiquement à étendre leurs antennes. Pour Helios Towers RDC, cette répartition est au cœur de sa stratégie d’inclusion : rapprocher les services de communication de populations souvent isolées, et soutenir l’usage croissant du mobile money, des SMS ou de l’information en ligne. Le ministre des Postes et Télécommunications, José Mpanda, a résumé l’enjeu en estimant que ces sites constituent « des portes ouvertes vers le savoir, l’éducation, les services financiers numériques, vers la santé, les partenariats et de nouvelles opportunités, notamment pour les jeunes ».
Kinshasa : le site Kin Rocade 4 inauguré dans la N’Sele
L’entreprise a inauguré Kin Rocade 4, implanté à Mwadi/Kikimi IV dans la commune de la N’Sele, le long de la Rocade de Kinshasa. Le choix de ce site n’est pas anodin : la zone concentre d’importants projets de développement territorial et manquait jusqu’alors de couverture adaptée. Pour Maixent Bekangba, directeur général de Helios Towers RDC, chaque pylône représente « une infrastructure essentielle qui permet aux citoyens de rester connectés, d’accéder à des services financiers numériques et de participer davantage à l’économie ».
Un partenariat public-privé au cœur du modèle
Helios Towers RDC met en avant une collaboration étroite avec les autorités publiques, les régulateurs et les opérateurs mobiles. L’entreprise cite notamment ses travaux avec le ministère des Postes et Télécommunications, l’ARPTC, l’ANAPI et l’ARE, qu’elle présente comme la preuve de ce que les secteurs public et privé peuvent accomplir « autour d’une ambition commune : accélérer le développement numérique de la République Démocratique du Congo ».
Des défis de couverture encore considérables
Malgré ce jalon, l’opérateur reconnaît que d’importants efforts restent nécessaires pour connecter les communautés insuffisamment desservies. La transformation numérique du pays dépendra de la capacité à poursuivre l’extension du réseau dans les zones les plus reculées, un point que l’entreprise entend placer au centre de sa prochaine phase de déploiement. L’enjeu dépasse désormais l’infrastructure elle-même : il s’agit de garantir un accès stable et abordable à des services devenus essentiels au quotidien des Congolais.