Raphaël Glucksmann, eurodéputé et porte‑parole de Place publique, a été désigné candidat de la gauche sociale‑démocrate pour l'élection présidentielle de 2027 après avoir recueilli plus des deux tiers des voix au premier tour de la primaire, qui s'est clôturée dimanche 11 octobre.
Glucksmann l'emporte avec 66,17 % des suffrages
Le scrutin, ouvert depuis le vendredi 9 octobre, a vu la participation de 120 787 électeurs inscrits, soit 86 % du registre, un taux largement supérieur au seuil de 80 % considéré comme gage de légitimité. Les résultats officiels indiquent que Glucksmann a obtenu 66,17 % des votes, ce qui a immédiatement mis fin à toute perspective de second tour.
Les autres prétendants : Faure, Royal et les outsiders
Le premier secrétaire du Parti socialiste, Olivier Faure, s'est retrouvé loin derrière, avec environ 14 % des voix. Ségolène Royal, ancienne ministre, a terminé troisième, sous la barre des 8 %, tandis que Jérôme Guedj et Emmanuel Maurel ont chacun recueilli près de 6 % des suffrages. Au total, cinq candidats étaient en lice.
Une cyberattaque qui a retardé le vote
Le déroulement du scrutin a été perturbé dès son lancement par une attaque informatique. Vers 19 h le vendredi 9 octobre, seuls 20 000 électeurs sur les 140 000 inscrits avaient pu voter, ce qui a conduit les organisateurs à repousser la clôture du scrutin jusqu'à dimanche 18 h. Malgré cet incident, le taux de participation final est resté élevé.
Enjeux pour la gauche avant la présidentielle de 2027
Dans son message de victoire, Glucksmann a appelé à « rassembler la gauche démocratique » afin de contrer l'extrême droite et de dépasser le macronisme. Il devra désormais unir une famille politique longtemps fragmentée, alors que Marine Le Pen et Jean‑Luc Mélenchon sont déjà annoncés comme candidats pour 2027. Mélenchon, absent de la primaire, continue de jouer un rôle central dans les débats sur d'éventuelles alliances de la France insoumise au second tour.