Un raid d'une violence extrême, survenu dans la nuit du 31 août 2026 à Overasselt aux Pays-Bas, a conduit à l'arrestation de 35 suspects, dont 16 ressortissants français. Cette opération, qui visait la propriété d'un trafiquant de drogue, a causé la mort d'un agent de sécurité et blessé deux policiers, illustrant une escalade préoccupante des règlements de comptes transfrontaliers liés au narcotrafic.
Une logistique criminelle internationale
L'attaque, orchestrée par un commando d'une trentaine d'individus, serait directement liée à la disparition d'une cargaison de cocaïne estimée entre 1,2 et 2 tonnes. Les assaillants, qui s'étaient préalablement regroupés dans un hangar à Bruxelles, ont agi avec une organisation quasi militaire, utilisant des armes de guerre. Parmi les personnes appréhendées figurent des individus de diverses nationalités, notamment des Belges, des Néerlandais, des Algériens, un Libyen et un Ukrainien, soulignant le caractère transnational de ces réseaux.
L'implication de mineurs et de réseaux français
Le contingent français constitue le groupe le plus important parmi les suspects, incluant deux mineurs âgés de 16 et 17 ans. Selon les premiers éléments, certains suspects, dont des individus originaires d'Alès, auraient été recrutés via des messageries cryptées et les réseaux sociaux pour participer à cette expédition punitive. Les autorités néerlandaises ont placé 32 de ces suspects en détention provisoire, les poursuivant pour meurtre et tentatives de meurtre sur des agents des forces de l'ordre.
Coopération judiciaire et enjeux sécuritaires
Face à l'ampleur de l'événement, les autorités françaises, notamment l'Office antistupéfiants (OFAST) et le Parquet national anticriminalité organisée (PNACO), collaborent étroitement avec la justice néerlandaise. L'enquête se concentre désormais sur les mécanismes de recrutement et les commanditaires de cette opération. Ce raid s'inscrit dans un contexte de tensions accrues entre organisations criminelles, notamment la Mocro Maffia, qui contrôle les ports d'Anvers et de Rotterdam, et l'émergence de la DZ Mafia dans la région, faisant craindre aux autorités belges et européennes une intensification des guerres de territoires.