L'ancien gouverneur de l'État de Kano, Rabiu Musa Kwankwaso, a formellement alerté la Commission électorale nationale indépendante (INEC) concernant la présence suspectée d'images générées par intelligence artificielle dans le fichier électoral préliminaire. Cette mise en garde souligne les craintes croissantes sur la fiabilité des données biométriques et leur impact potentiel sur la crédibilité du scrutin général prévu pour 2027.
Exigence d'un audit indépendant et transparent
Face aux irrégularités signalées, Rabiu Musa Kwankwaso ne se satisfait pas des simples assurances fournies par l'organe électoral. Il réclame la mise en œuvre d'un audit indépendant et exhaustif du registre des électeurs. L'objectif est d'identifier avec précision les entrées douteuses, les doublons ainsi que les identités potentiellement artificielles qui pourraient fausser le processus démocratique. Pour l'ancien gouverneur, les conclusions de cette enquête doivent impérativement être rendues publiques afin de garantir la transparence des opérations.
Les risques de l'intelligence artificielle sur le processus électoral
Le cœur de la controverse réside dans l'utilisation présumée de technologies émergentes pour manipuler les données d'identification. Kwankwaso s'interroge ouvertement sur les mécanismes de vérification mis en place par l'INEC pour empêcher l'introduction de profils non authentiques dans le système. Il insiste sur le fait que l'exploitation de l'intelligence artificielle à des fins de fraude constitue une menace directe pour la confiance du public envers les institutions nigérianes.
Préserver le droit de vote des citoyens
Tout en exigeant une rigueur accrue, l'ancien gouverneur a tenu à préciser que les mesures correctives ne doivent en aucun cas entraver l'exercice du droit de vote des citoyens éligibles. La priorité, selon lui, est de garantir que chaque électeur puisse participer au scrutin sans que l'intégrité du fichier ne soit compromise. Il rappelle que la légitimité des élections de 2027 dépendra fondamentalement de la capacité de l'INEC à assainir le registre électoral et à rendre des comptes sur les failles constatées.