L'agression du convoi de Peter Obi, candidat à la présidence pour le Nigeria Democratic Congress (NDC), lors d'un déplacement dans l'État de Benue, suscite une vive réaction de son colistier, Rabiu Kwankwaso. Ce dernier a formellement interpellé le président Bola Tinubu, l'exhortant à intervenir pour protéger les libertés fondamentales face aux dérives autoritaires observées au niveau local.
Une entrave à la liberté de mouvement
Selon les déclarations de Rabiu Kwankwaso, le convoi de Peter Obi a été délibérément pris pour cible par des groupes d'individus alors qu'il tentait de rejoindre Makurdi. Pour le candidat à la vice-présidence, cette obstruction constitue une atteinte directe à la Constitution nigériane, qui garantit la liberté de circulation à chaque citoyen, et plus particulièrement à une figure politique de premier plan. Il a qualifié cet événement de « jour sombre » pour la démocratie nationale, soulignant la gravité de l'usage de la force pour empêcher un opposant d'accéder à une zone du territoire.
Appel à la responsabilité des autorités locales
Face à cet incident, Rabiu Kwankwaso a sommé le gouvernement de l'État de Benue d'agir avec célérité. Il exige l'identification immédiate et la poursuite judiciaire des auteurs de ces violences. Au-delà de la sanction, il insiste sur la nécessité impérative d'assurer une protection renforcée pour Peter Obi et son équipe lors de leurs futurs déplacements, dans un contexte où la sécurité reste une préoccupation majeure dans cette région, déjà marquée par des tensions récurrentes.
La pression sur le pouvoir central
L'enjeu dépasse le cadre local de l'État de Benue. Rabiu Kwankwaso a directement sollicité le président Bola Tinubu, lui demandant de rappeler à l'ordre les gouverneurs, notamment ceux issus de son propre parti, l'All Progressives Congress (APC). L'objectif est de prévenir toute action susceptible de fragiliser le processus démocratique et de garantir que les libertés publiques ne soient pas sacrifiées au profit de manœuvres politiques. Parallèlement, Kwankwaso a invité la communauté internationale et les observateurs électoraux à suivre de près cette situation, afin de maintenir une pression constante sur les autorités nigérianes pour le respect de l'État de droit.