Réunis à New York lors de la 81e session de l'Assemblée générale des Nations unies, les chefs de la diplomatie d'Arabie saoudite, d'Égypte, du Pakistan et de Turquie ont affiché une position commune sur la crise soudanaise. Ces puissances régionales exigent la préservation des institutions étatiques et appellent à l'arrêt immédiat des flux d'armes et de combattants étrangers sur le territoire.
Défense de la souveraineté soudanaise
Le cœur de la concertation a porté sur la menace que font peser les structures parallèles sur la pérennité de l'État soudanais. Les quatre ministres ont réaffirmé leur attachement indéfectible à l'unité et à l'intégrité territoriale du pays. En insistant sur la légitimité des institutions en place, ils cherchent à contrer les dynamiques de fragmentation qui fragilisent le Soudan. Cette déclaration marque une volonté de coordonner les efforts diplomatiques pour empêcher toute ingérence extérieure, qu'il s'agisse de mercenariat ou de transferts d'armements illicites, identifiés comme des facteurs aggravants du conflit.
Diplomatie et sécurité régionale
Au-delà du dossier soudanais, les échanges ont souligné l'importance de la coordination interétatique pour stabiliser le Moyen-Orient. Les participants ont réitéré leur confiance dans le dialogue diplomatique, citant le mémorandum d'entente d'Islamabad comme une référence pour parvenir à des règlements durables. Cette approche multilatérale vise à harmoniser les réponses face aux foyers de tension persistants, en privilégiant des solutions politiques concertées plutôt que des interventions unilatérales.
Solidarité sur les dossiers yéménite et palestinien
La rencontre a également permis d'aborder des enjeux sécuritaires et territoriaux plus larges. Les ministres ont exprimé leur solidarité envers l'Arabie saoudite face aux attaques des Houthis, tout en réaffirmant leur soutien au gouvernement légitime du Yémen et leur engagement pour la sécurisation des voies maritimes internationales. Enfin, la question palestinienne a été réaffirmée comme une priorité centrale. Les quatre nations ont réitéré leur appui au droit à l'autodétermination du peuple palestinien, prônant la création d'un État souverain basé sur les frontières de 1967, avec Jérusalem-Est pour capitale, confirmant ainsi leur volonté de maintenir une concertation étroite sur les grands enjeux de sécurité collective.