Le mercredi 14 octobre 2026, un atelier de renforcement des capacités a réuni les autorités de quatre provinces tchadiennes à Abéché. L'événement, centré sur la méthode HACT (Harmonised Approach to Cash Transfers), vise à améliorer la gouvernance financière des collectivités territoriales et à garantir une utilisation transparente des fonds destinés au développement local.
Un cadre commun pour la gestion des transferts de fonds
Animé par le premier secrétaire de séance du Conseil provincial, l'atelier a présenté les principes de l'approche HACT, un dispositif adopté dans plusieurs pays africains pour standardiser la planification, l'allocation et le suivi des transferts budgétaires. Les participants, issus des administrations provinciales, ont pu comparer leurs pratiques respectives et identifier les points de convergence nécessaires à une mise en œuvre cohérente.
Objectifs concrets pour la transparence et la reddition de comptes
Les discussions ont mis en avant trois axes prioritaires : la mise en place d'outils de suivi budgétaire en temps réel, le renforcement des capacités d'audit interne au niveau des collectivités et la diffusion publique des rapports d'utilisation des fonds. Selon les organisateurs, ces mesures devraient réduire les risques de détournement et améliorer la confiance des citoyens dans les projets de développement.
Défis régionaux et perspectives d'action
Les quatre provinces représentées – dont deux sont majoritairement rurales et deux à forte densité urbaine – ont souligné des contraintes communes, telles que le manque de personnel formé, l'insuffisance des infrastructures informatiques et la nécessité d'harmoniser les procédures avec les exigences nationales. En réponse, le Conseil provincial a proposé la création d'un groupe de travail interprovincial chargé de piloter la mise en œuvre du HACT et de partager les bonnes pratiques au fil des mois à venir.
Impacts attendus sur le développement local
Si les engagements pris lors de cet atelier sont respectés, les provinces pourraient voir une amélioration de l'efficacité des projets d'infrastructure, d'éducation et de santé financés par les transferts de l'État. Une gestion plus transparente permettrait également d'attirer davantage de partenaires techniques et financiers, renforçant ainsi la capacité du Tchad à atteindre ses objectifs de développement durable.