Le tribunal du district d’Assin Fosu a accordé une caution collective de 320 000 GH₵ à quatre individus qui ont reconnu les faits d’enlèvement, de torture et d’autres infractions contre Bismark Amoh, un habitant de 30 ans. L’affaire, qui porte six chefs d’accusation, a été renvoyée au 23 octobre 2026, laissant la communauté locale attentive aux suites judiciaires.
Détails de la décision de justice
Le juge Abdul Majid Iliasu a fixé le montant total de la caution à 320 000 GH₵, réparti entre les quatre prévenus. Deux des accusés ont reçu une caution de 100 000 GH₵ chacun, tandis que les deux autres ont été libérés sous caution de 60 000 GH₵. Chaque caution a été assortie de deux garanties, dont l’une devait être fournie par un fonctionnaire public pour les deux derniers prévenus.
Profil des prévenus et montants de caution
Mavis Badu Acheampong, 42 ans, enseignante au lycée féminin Kumasi Girls, et Oteng Barfour, 31 ans, électricien, ont chacun obtenu la caution la plus élevée (100 000 GH₵). Les deux autres, Charles Doku, 53 ans, agent de sécurité, et Kenneth Opoku Kwarteng, alias « Culture », enseignant au même lycée, ont reçu 60 000 GH₵. Tous les accusés ont plaidé coupables devant la cour.
Contexte de l’enlèvement et accusations
Selon le parquet, dirigé par l’assistant superintendant de police Wonder Lumor et le chef inspecteur Gilbert Abagna Anyongo, les quatre hommes auraient retenu Bismark Amoh en otage du 6 au 11 septembre 2026. Au cours de cette période, la victime aurait été soumise à des sévères tortures pendant que les ravisseurs réclamaient 45 000 GH₵ à sa famille. Les prévenus ont justifié leurs actes en affirmant que la victime aurait escroqué Mavis Badu Acheampong à hauteur de 44 800 GH₵.
Calendrier judiciaire et perspectives
Après l’octroi de la caution, le tribunal a reporté l’audience au 23 octobre 2026, laissant le procès en suspens pendant plusieurs mois. Cette décision permet aux accusés de rester libres sous surveillance tout en garantissant la présence d’une garantie financière substantielle. Le suivi de l’affaire sera crucial pour évaluer l’efficacité du système judiciaire ghanéen dans les affaires de crimes graves et pour rassurer la population d’Assin Fosu quant à la prise en charge des violences criminelles.