Une attaque armée survenue vendredi soir dans le village de Shurum, situé dans la zone de gouvernement local de Barkin Ladi, a causé la mort de quatre vigiles communautaires. Ce drame met en lumière la vulnérabilité persistante des dispositifs de surveillance locaux face à l'insécurité croissante dans l'État du Plateau.
Une incursion nocturne meurtrière
Les faits se sont déroulés aux alentours de 23h56, alors que les quatre victimes assuraient leur tour de garde habituel pour protéger leur localité. Selon les témoignages recueillis sur place, notamment celui de Bulus Bature, membre de la communauté, les assaillants ont pris pour cible ces volontaires alors qu'ils étaient en plein exercice de leurs fonctions. La soudaineté et la violence de l'assaut n'ont laissé aucune chance aux vigiles, dont la mission était précisément de prévenir les incursions extérieures dans ce secteur du Nigeria.
La réaction des organisations locales
L'incident a été formellement confirmé par Rwang Tengwong, secrétaire national à la publicité de la Berom Youth Moulders Association (BYM). L'organisation a exprimé sa vive indignation face à ce qu'elle qualifie de ciblage délibéré de citoyens engagés dans la protection de leur propre environnement. Pour la BYM, la perte de ces volontaires est un coup dur qui renforce le sentiment d'insécurité au sein des populations rurales, contraintes de s'organiser elles-mêmes faute de protection étatique suffisante.
Appels à une intervention sécuritaire urgente
Face à ce cycle de violence, les représentants locaux ont lancé un appel pressant aux autorités et aux forces de sécurité nationales. La demande est double : mener une enquête rigoureuse pour identifier et traduire en justice les auteurs de cette tuerie, et renforcer significativement le dispositif sécuritaire autour des communautés exposées. À ce jour, les services de sécurité officiels n'ont pas encore communiqué sur les mesures envisagées suite à cet événement, laissant les habitants dans l'attente d'une réponse concrète face à la menace persistante des groupes armés dans la région.