Quatre personnes, dont deux officiers du parc et deux gardes de sécurité, sont décédées en tentant d’éteindre un feu de forêt dans le parc national de Bromo Tengger Semeru, à l’est de Java. L’incident survient alors que l’Indonésie enregistre une flambée du nombre de points chauds détectés par satellite, aggravée par le phénomène El Niño.
Décès des agents du parc national de Bromo Tengger Semeru
Le ministère des Forêts a confirmé que les victimes étaient deux officiers du parc et deux gardes de sécurité, piégés par les flammes alors qu’ils luttaient contre l’incendie. Un pompier volontaire et le gardien d’un hôtel voisin, intervenus pour porter secours, ont été blessés mais ont reçu des soins. Aucun détail supplémentaire sur l’identité des victimes n’a été communiqué.
Explosion du nombre de points chauds détectés par satellite
Le même jour, le ministère a relevé 799 points chauds sur le territoire, contre 372 la veille, indiquant une multiplication des zones à forte température, souvent précurseurs d’incendies. La majorité de ces points se situe dans la province de Kalimantan Central, sur l’île de Bornéo, où les autorités ont renforcé les opérations de lutte contre les feux. Les tentatives de largage d’eau et d’ensemencement de nuages sont entravées par la densité de la fumée.
Enjeux écologiques et sanitaires liés aux feux de forêt
Les incendies menacent le parc national Tanjung Puting, refuge crucial pour les orangs‑outans, une espèce déjà en danger d’extinction. La propagation de la fumée toxique a atteint la Malaisie, Singapour et le Timor oriental, incitant les populations à réduire les activités extérieures et à porter des masques. Le ministère a ainsi recommandé de limiter les déplacements en plein air afin de protéger la santé publique.
Facteurs humains et climatiques aggravant la crise
Selon les évaluations récentes, plus de 900 000 hectares de forêts et de tourbières ont été brûlés cette saison sèche, qui s’étend d’avril à octobre. Le phénomène El Niño, plus fort cette année, a intensifié la sécheresse, mais les experts soulignent également le rôle du défrichement par brûlis et de décennies de dégradation forestière. Ces pratiques humaines, combinées à des conditions climatiques extrêmes, créent un cercle vicieux qui rend la prévention et l’extinction des feux de plus en plus difficiles.