Un incendie survenu ce mercredi 26 août dans le service de santé maternelle et infantile de l’hôpital PIMS à Islamabad a causé la mort de 14 enfants, révélant une fois de plus les failles criantes du système de sécurité pakistanais. Les autorités locales n’ont pas encore déterminé l’origine du sinistre, mais l’événement interroge sur l’application des normes anti-incendie dans un pays où les drames similaires se multiplient.
Un incendie maîtrisé, mais aux conséquences irréparables
L’incendie s’est déclaré peu avant 7 heures du matin au troisième étage du service pédiatrique de l’hôpital Pakistan Institute of Medical Sciences (PIMS), l’un des établissements les plus importants de la capitale. Selon le bureau du district d’Islamabad, les équipes de secours, la police et le commissaire en chef Sohail Ashraf sont intervenus rapidement pour éteindre les flammes. Malgré leur intervention, 14 enfants ont péri dans l’incendie, sans que les causes exactes ne soient encore connues.
Les autorités n’ont pas communiqué sur d’éventuelles victimes parmi le personnel ou les parents présents sur place, ni sur les conditions d’évacuation. Cet événement rappelle les lacunes persistantes en matière de prévention et de gestion des risques dans les infrastructures pakistanaises.
Des normes de sécurité régulièrement bafouées
Le Pakistan est régulièrement frappé par des incendies meurtriers, souvent attribués à des infrastructures vétustes, à des normes de construction non respectées et à une application laxiste des réglementations. En janvier 2026, un incendie dans un centre commercial de Karachi avait déjà fait au moins 67 morts, illustrant l’ampleur du problème. Les experts soulignent que les bâtiments publics, y compris les hôpitaux, sont souvent construits sans tenir compte des risques d’incendie, faute de contrôles rigoureux et de sanctions dissuasives.
Les hôpitaux, en particulier, devraient être des lieux prioritaires en matière de sécurité, mais les drames récurrents montrent que les mesures préventives restent insuffisantes. Les familles des victimes pourraient désormais exiger des comptes sur les responsabilités politiques et administratives dans ce secteur.
Un appel à une réforme urgente du système
Cet incendie survient dans un contexte où les associations de défense des droits et les familles des victimes réclament depuis des années une refonte des normes de sécurité. Les hôpitaux pakistanais, souvent saturés et mal équipés, sont des cibles particulièrement vulnérables en cas d’incendie, en raison de la présence de matériaux inflammables et de systèmes de ventilation défaillants.
Les autorités locales ont promis des enquêtes, mais sans garantie que des mesures concrètes seront prises pour éviter de nouveaux drames. La société civile pakistanaise, déjà mobilisée après les incendies de Karachi, pourrait intensifier ses pressions pour que des audits indépendants soient menés dans tous les établissements publics.
En attendant, les familles des 14 enfants disparus restent sous le choc, tandis que le pays doit faire face à une nouvelle crise humanitaire et à une remise en question de sa gestion des risques.