Le dernier recensement démographique du Ghana montre que 92 % des foyers disposent d’une source d’eau potable améliorée, contre 60,7 % en 2000, traduisant une avancée majeure en matière de santé publique et d’infrastructures.
Évolution du taux d’accès à l’eau potable depuis 2000
Le recensement de 2000, première source officielle, indiquait que 60,7 % des ménages ghanéens bénéficiaient d’une source d’eau améliorée, c’est‑à‑dire une conduite d’eau protégée ou un puits équipé. Dix ans plus tard, le recensement de 2010 relevait déjà 86 % de couverture, signe d’une amélioration rapide des infrastructures. En 2021, le dernier recensement a enregistré 92 % d’accès, soit près de neuf foyers sur dix, confirmant une tendance à la hausse constante sur deux décennies.
Comment le recensement mesure l’accès à l’eau
Les équipes du Bureau national de la statistique se rendent à chaque domicile, posent des questions précises sur les biens et les services disponibles, dont la nature de la source d’eau (réseau public, puits protégé, source traitée, etc.). Ces réponses sont intégrées dans le questionnaire « Population and Housing Census », qui sert à dresser un tableau détaillé des conditions de vie et à identifier les besoins en services essentiels. Le statisticien en chef, le Dr Alhassan Iddrisu, a souligné que ces données sont cruciales pour planifier les politiques publiques.
Implications pour la santé publique et le développement économique
Un accès élargi à l’eau potable réduit l’incidence des maladies diarrhéiques, des infections gastro‑intestinales et d’autres affections liées à la qualité de l’eau, améliorant ainsi la productivité et la fréquentation scolaire. Le gouvernement ghanéen peut s’appuyer sur ces indicateurs pour orienter les investissements, renforcer les programmes de traitement de l’eau et atteindre les objectifs du Programme des Nations Unies pour le développement durable (ODD) 6, qui vise une eau propre et un assainissement pour tous.
Défis persistants et perspectives d’avenir
Les 8 % de ménages encore privés d’une source d’eau améliorée sont majoritairement situés dans les régions rurales du nord et dans les zones isolées où les réseaux de distribution sont limités. Le Dr Iddrisu a indiqué que les autorités devront concentrer les efforts sur ces poches de vulnérabilité, en investissant dans des infrastructures de pompage solaire, des systèmes de collecte d’eau de pluie et des programmes de sensibilisation à la qualité de l’eau. Le suivi continu des données censitaires permettra de mesurer l’impact des interventions et d’ajuster les stratégies.