Entre le 27 août et le 1er septembre, au moins 43 civils ont été tués dans des attaques attribuées aux Forces démocratiques alliées (ADF) dans le territoire de Mambasa, en province de l’Ituri (RDC). Quinze villages ont été ciblés, provoquant des incendies, des pillages et le déplacement de centaines de familles. Ces violences, qui coïncident avec la date officielle de la rentrée scolaire, ont également paralysé l’éducation dans plusieurs localités, selon des organisations locales et des défenseurs des droits humains.
Une semaine de terreur : villages incendiés et civils massacrés
Les attaques, concentrées dans les zones de Biamu, Mabakufa, Amani, Mahihi, Pangoite, Lelesi et Kalongo, ont fait au moins 43 morts parmi les civils. Les assaillants ont également incendié 53 maisons et pillé les biens des habitants, aggravant une crise humanitaire déjà précaire. Les survivants, pris de panique, ont fui vers des zones jugées plus sûres, laissant derrière eux des villages dévastés.
L’Ituri sous tension : les ADF étendent leur emprise
Ces violences surviennent alors que les ADF, groupe armé d’origine ougandaise actif en RDC depuis les années 1990, multiplient les incursions dans la région. Lundi dernier, de nouvelles attaques ont été signalées dans le territoire voisin d’Irumu, notamment dans les villages de Bandikafu, Bamande et Bandeseibo. Les habitants se sont réfugiés à Mungamba, fuyant une menace qui semble s’étendre. Ces développements rappellent l’urgence d’une réponse sécuritaire coordonnée pour endiguer la propagation des violences.
Rentrée scolaire sabotée : l’éducation des enfants en péril
La rentrée scolaire, officiellement lancée le 1er septembre, a été largement perturbée dans les zones touchées. Parents, enseignants et élèves ont été contraints de rester chez eux ou de fuir, laissant des centaines d’écoles fermées. La société civile alerte sur les conséquences à long terme de cette interruption : déscolarisation, traumatismes chez les enfants et affaiblissement du système éducatif local. Elle exige des autorités qu’elles garantissent des conditions de sécurité suffisantes pour permettre aux populations déplacées de regagner leurs villages et aux élèves de reprendre les cours.
Silence des autorités : une réponse tardive et insuffisante
À ce jour, aucune réaction officielle des autorités congolaises n’a été enregistrée concernant ces attaques. Cette absence de communication alimente les craintes d’une impunité persistante et d’un manque de volonté politique pour protéger les civils. Les organisations de défense des droits humains appellent à une mobilisation immédiate pour sécuriser les zones affectées et éviter une nouvelle escalade des violences.