Le Stade Rennais monte au créneau face au Paris Saint-Germain suite à l'inversion du calendrier de Ligue 1. Le club breton refuse de subir les conséquences logistiques liées à l'état de la pelouse du Parc des Princes et revendique le droit de recevoir le club parisien lors des deux confrontations de la saison.
Une interprétation stricte du règlement
Au cœur du litige se trouve la qualification des événements ayant conduit à délocaliser la rencontre initialement prévue à Paris. Pour le Stade Rennais, le mauvais entretien de la pelouse du PSG ne constitue en aucun cas une « circonstance exceptionnelle » justifiant une dérogation aux règles habituelles de la Ligue de Football Professionnel (LFP). Nicolas de Tavernost, président du conseil d'administration du club breton, a été formel : le règlement doit s'appliquer sans favoriser le club de la capitale, soulignant que le SRFC n'est pas responsable des défaillances techniques rencontrées par son adversaire.
La stratégie du double avantage à domicile
Fort de cette lecture juridique, Rennes ne compte pas se contenter d'accueillir le match de ce dimanche au Roazhon Park. La direction rennaise a officiellement fait savoir qu'elle souhaitait maintenir le match retour, programmé en mars, également sur ses terres. Cette position vise à compenser ce que le club considère comme une contrainte imposée, transformant une inversion forcée en une opportunité sportive majeure : bénéficier de l'avantage du terrain lors des deux confrontations directes face au champion en titre.
L'arbitrage décisif de la LFP
Le dossier est désormais entre les mains de la Commission des compétitions de la LFP. L'instance a programmé une réunion le 28 août prochain pour trancher ce litige, après avoir entendu les arguments des deux parties. Si le PSG invoque les fortes chaleurs ayant dégradé son terrain pour justifier une exception, Rennes mise sur la rigueur administrative pour faire valoir ses droits. L'issue de cette audition sera déterminante, non seulement pour le calendrier de la saison, mais aussi pour l'équilibre des forces entre les deux formations dans la course au classement.