Le gouvernement de la République démocratique du Congo et la délégation de l'AFC/M23 ont franchi une étape opérationnelle dans le cadre du processus de paix de Doha. Réunies en Suisse du 17 au 21 août 2026, les deux parties ont validé une feuille de route structurée visant à encadrer la poursuite des négociations et à renforcer le suivi des engagements mutuels.
Un calendrier de négociation assoupli
Au terme de cinq jours de travaux, les parties ont établi un calendrier précis pour aborder les protocoles encore en suspens. Une disposition clé a été introduite pour fluidifier les échanges : l'ordre de négociation des protocoles ne dictera pas nécessairement leur ordre d'application. Cette flexibilité permet aux acteurs de progresser sur des points spécifiques sans attendre la finalisation globale de l'accord, une stratégie destinée à maintenir une dynamique de dialogue malgré la complexité du dossier.
Un mécanisme de suivi des engagements
Pour garantir la crédibilité du processus, les participants ont acté la création d'un dispositif dédié à l'examen régulier des avancées. Ce mécanisme aura pour mission d'identifier les points de blocage et de faciliter la mise en œuvre concrète des décisions prises. L'objectif est de transformer les engagements théoriques en actions tangibles sur le terrain, en assurant une surveillance constante des difficultés rencontrées par les deux camps lors de l'application des mesures convenues.
Vers une résolution globale du conflit
Les délégations ont réitéré leur volonté commune d'aboutir à une paix durable dans l'Est de la RDC, en s'appuyant sur le cadre de l'Accord de Doha. En transmettant des recommandations spécifiques aux facilitateurs, Kinshasa et l'AFC/M23 cherchent à sécuriser un environnement propice à des discussions constructives. Si cette étape marque une volonté de structuration, la réussite du processus dépendra désormais de la capacité des parties à maintenir cet engagement dans la durée et à surmonter les obstacles persistants sur le terrain.