Procès du meurtre de la journaliste Somtochukwu Maduagwu : la justice nigériane examine les aveux vidéo des suspects

Par Rédaction KUMBA 2 min de lecture 14 lectures
Procès du meurtre de la journaliste Somtochukwu Maduagwu : la justice nigériane examine les aveux vidéo des suspects

La Haute Cour fédérale d'Abuja a franchi une étape décisive dans le procès des 11 individus accusés du meurtre de la journaliste d'Arise News, Somtochukwu Maduagwu, et de son agent de sécurité, Barnabas Danlami. Lors de l'audience de mercredi, le juge Mohammed Idris a visionné des extraits d'enregistrements vidéo où les prévenus détaillent leur implication dans l'attaque armée survenue en septembre 2025 à Katampe.

Les aveux filmés au cœur des débats

La séquence vidéo, présentée par l'accusation, montre les interrogatoires menés par la police. Dans les vingt premières minutes visionnées, deux des accusés ont décrit le déroulement de l'opération. L'un d'eux a admis avoir tiré sur le vigile qui tentait de s'interposer, tout en affirmant ignorer l'issue fatale de son acte. Il a également précisé que la journaliste avait chuté du bâtiment durant l'agression. Le second suspect, identifié comme le chauffeur du groupe, a détaillé la logistique de l'attaque, expliquant comment il avait transporté les membres du gang armés de fusils et de machettes vers le complexe résidentiel.

Contestation des procédures policières

La défense a profité de la comparution du témoin de l'accusation, l'inspecteur Douglas Ishaku, pour soulever des questions sur la régularité de l'enquête. Les avocats des accusés ont souligné l'absence de conseils juridiques ou de proches lors de l'enregistrement des aveux, interrogeant le respect des garanties prévues par la loi sur l'administration de la justice pénale (ACJA). Par ailleurs, le témoin a confirmé que les victimes présentes sur les lieux n'avaient pas été en mesure d'identifier formellement les agresseurs, ces derniers étant masqués au moment des faits.

Un dossier complexe en attente de verdict

Depuis leur inculpation en janvier dernier, les 11 suspects, qui plaident non coupables des neuf chefs d'accusation incluant conspiration criminelle, vol à main armée et meurtre, sont maintenus en détention au centre correctionnel de Kuje. Le procès, qui s'appuie sur des témoignages de voisins et des preuves matérielles comme la récupération d'armes à feu, se poursuit. Le juge a ajourné l'audience au 9 décembre pour permettre la poursuite du contre-interrogatoire des témoins, une phase cruciale pour déterminer la recevabilité et la portée des éléments présentés par le parquet.

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