Procès Akonta Mining : l'enquête policière sur l'exploitation forestière illégale au Ghana contestée

Par Rédaction KUMBA 2 min de lecture 11 lectures
Procès Akonta Mining : l'enquête policière sur l'exploitation forestière illégale au Ghana contestée

Le procès pour exploitation minière illégale visant Bernard Antwi Boasiako et la société Akonta Mining se poursuit devant la Haute Cour d'Accra. Au cœur des débats, la méthodologie de l'enquête policière a été vivement questionnée par la défense, forçant l'inspecteur en charge à justifier la solidité des preuves recueillies dans la réserve forestière de Tano Nnimire.

La rigueur de l'enquête policière en question

Lors de son contre-interrogatoire, le détective inspecteur en chef Akpo Glover a réfuté les accusations de la défense, qui suggérait que ses conclusions reposaient sur des informations indirectes. Fort de 17 années d'expérience, l'enquêteur a affirmé avoir consolidé le dossier hérité de ses prédécesseurs en s'appuyant sur une approche multidimensionnelle. Il a précisé que ses investigations ont combiné des entretiens avec des témoins, des inspections sur le terrain, l'analyse de documents officiels et l'utilisation de drones pour surveiller les zones concernées.

Des entraves présumées dans la réserve forestière

Le dossier d'accusation repose sur des témoignages indiquant qu'Akonta Mining aurait érigé des barrières et des poteaux de délimitation au sein de la réserve forestière de Tano Nnimire. Selon l'enquêteur, ces dispositifs avaient pour objectif explicite d'interdire l'accès au site, y compris aux agents de la Commission des forêts. Ces éléments soutiennent la thèse de l'accusation selon laquelle les activités menées par l'entreprise et son dirigeant, ancien responsable régional du NPP, ont été réalisées sans les autorisations légales requises.

Confrontation sur la légalité des opérations

La défense, représentée par Me Samuel Atta Akyea, a tenté de démontrer la bonne foi des accusés en évoquant des courriers adressés en 2021 au Conseil de sécurité de la région Ouest, censés prouver une opposition aux activités illégales sur la concession. L'enquêteur a toutefois maintenu sa position, affirmant que les agents de la société ont agi dans leurs propres intérêts. Les charges retenues contre Bernard Antwi Boasiako et Akonta Mining incluent l'exploitation minière sans licence et l'abattage d'environ 300 arbres marchands. L'entrepreneur, qui nie les faits, purge actuellement une peine de 20 ans de prison pour une affaire similaire. L'audience a été ajournée au 27 octobre 2026.

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