Le procès de l’ancien directeur du Bureau national des signaux (NSB) du Ghana et de son épouse, accusés de détournement de fonds publics, a été reporté jusqu’au 25 août 2026. Cette décision intervient dans l’attente d’une audience devant la Cour suprême, prévue le 20 août, portant sur une demande d’injonction visant à suspendre les procédures pendant les vacances judiciaires.
Les faits essentiels
Le procès de Kwabena Adu-Boahene, ancien directeur général du NSB, et de son épouse Angela Adjei-Boateng, a été ajourné par la Haute Cour d’Accra jusqu’au 25 août 2026. Cette suspension fait suite à une demande d’injonction déposée devant la Cour suprême, qui doit être examinée le 20 août 2026. La demande vise à empêcher la tenue du procès pendant les vacances judiciaires.
Le juge Francis Apangabuno Achibonga a justifié cette décision en invoquant la prudence nécessaire face à une procédure en cours devant une juridiction supérieure. Bien que le dépôt d’une injonction ne suspende pas automatiquement les procédures, il a estimé qu’il était inapproprié de poursuivre un procès dont la légitimité est contestée devant la Cour suprême.
Les accusés, qui ont plaidé non coupables, sont poursuivis pour des faits présumés de détournement de 49,1 millions de cedis ghanéens, de fraude, de blanchiment d’argent et d’abus de biens publics.
Pourquoi c'est important
Cette affaire illustre les tensions entre les juridictions inférieures et supérieures au Ghana, notamment sur la question de la compétence des tribunaux pendant les vacances judiciaires. La décision de la Haute Cour de suspendre le procès en attendant l’issue de l’injonction devant la Cour suprême pourrait avoir des répercussions sur la gestion des dossiers sensibles et la confiance dans l’appareil judiciaire.
Pour les accusés, cette suspension représente un report crucial, leur permettant de préparer leur défense dans un délai prolongé. Pour l’État, elle soulève des questions sur l’efficacité des procédures judiciaires dans les affaires de corruption, où les retards peuvent affaiblir les poursuites.
Ce qu'il faut surveiller
La prochaine étape déterminante sera l’audience du 20 août devant la Cour suprême, qui devra trancher sur la recevabilité de la demande d’injonction. Si la Cour suprême accorde l’injonction, le procès pourrait être reporté à une date ultérieure, potentiellement après les vacances judiciaires. À l’inverse, si la demande est rejetée, la Haute Cour pourrait reprendre les procédures dès le 25 août.
Un autre point à suivre concerne la représentation des accusés. Le tribunal a souligné que l’absence de l’avocat principal, Samuel Atta Akyea, ne devrait pas empêcher d’autres membres de son cabinet de assurer la défense, conformément à la Constitution de 1992. La capacité des accusés à être « adéquatement représentés » sera donc un enjeu lors des prochaines audiences.