Le Parti socialiste et Place publique ont acté une primaire ouverte pour désigner leur candidat à la présidentielle 2027, avec un scrutin électronique en deux tours les 9-10 et 16-17 octobre. Quatre noms sont déjà en lice, mais l’organisation du vote et son coût divisent déjà la gauche.
Un scrutin électronique en deux tours pour octobre 2027
Les militants du PS et de Place publique, ainsi que les sympathisants adhérents à l’Association de financement de la désignation, voteront par voie électronique lors de deux tours prévus les 9-10 et 16-17 octobre. Cette modalité, inédite pour une primaire de gauche, vise à faciliter la participation, mais suscite des interrogations sur son accessibilité et sa transparence. L’accord entre les deux formations a été officialisé le 25 août, après des mois de négociations.
Quatre candidats déclarés, mais des règles strictes pour se présenter
Raphaël Glucksmann (Place publique), Philippe Brun, Jérôme Guedj et Ségolène Royal ont d’ores et déjà annoncé leur intention de concourir. Pour valider leur candidature, ils devront réunir le soutien de 15 membres du conseil national du PS, ou de 10 parlementaires, ou de 50 conseillers régionaux/départementaux répartis dans au moins trois régions, ou encore de 50 maires issus d’au moins trois régions. Olivier Faure, premier secrétaire du PS, n’a pas encore pris position.
Un coût d’inscription contesté et des alliances en suspens
Les électeurs devront s’acquitter de 15 euros pour voter, un tarif réduit à 10 euros pour les revenus modestes. Cette mesure, critiquée par plusieurs figures comme Philippe Brun, Ségolène Royal ou le courant d’Olivier Faure, pourrait freiner la mobilisation. Par ailleurs, la direction du PS a retiré de sa charte d’engagement la clause excluant tout pacte avec La France insoumise (LFI) aux législatives, une décision portée par Glucksmann. Enfin, la Gauche républicaine et socialiste (GRS) pourrait rejoindre l’organisation de la primaire, renforçant ainsi son ancrage.
Une primaire sous tension avant même le vote
Entre divisions internes sur le financement, l’absence de consensus sur les alliances futures et des candidatures déjà en lice, cette primaire s’annonce comme un test pour l’unité de la gauche. Le scrutin électronique, bien que pratique, pourrait aussi devenir un sujet de débat si des dysfonctionnements techniques ou des contestations sur la représentativité des votants émergent.