À l'approche de l'élection présidentielle nigériane prévue pour janvier 2027, la stratégie électorale du parti au pouvoir, l'All Progressives Congress (APC), se précise dans le Sud-Ouest. Olusola Adeyeye, coordinateur de la campagne présidentielle pour cette région stratégique, affirme que la cohésion interne du parti sera le facteur déterminant pour assurer la réélection du président Bola Tinubu.
La cohésion comme levier électoral
Pour Olusola Adeyeye, ancien sénateur de l'Osun Central, toute sous-estimation de la compétition électorale de 2027 serait une erreur stratégique. Il insiste sur le fait que l'APC travaille activement à consolider ses positions. Selon lui, si le parti parvient à maintenir une unité sans faille, aucune formation politique actuelle ne semble en mesure de contester sa domination dans le Sud-Ouest. Il écarte ainsi l'idée d'une défaite, tout en rappelant, à titre de comparaison historique, que la victoire présidentielle reste possible même en cas de revers régional, citant le précédent de l'ancien président Oluselu Obasanjo.
Le défi de l'État d'Osun
Malgré la défaite récente de l'APC lors de l'élection du gouverneur de l'État d'Osun, remportée par Ademola Adeleke, M. Adeyeye reste optimiste pour le scrutin présidentiel. Il attribue le succès du gouverneur actuel à l'influence familiale des Adeleke plutôt qu'à une dynamique partisane durable. Le coordinateur minimise également l'impact politique de l'ancien gouverneur Rauf Aregbesola, désormais associé à l'African Democratic Congress (ADC). Bien qu'il reconnaisse la popularité personnelle de ce dernier, il souligne que ce capital sympathie ne se transfère pas automatiquement à une autre formation politique.
Un paysage politique en préparation
Alors que la Commission électorale nationale indépendante (INEC) a déjà publié une liste de 18 candidats, dont le président sortant Bola Tinubu, l'APC se prépare à une campagne qu'il promet intense. L'enjeu pour le parti est de transformer son assise territoriale en un socle électoral solide pour le 16 janvier 2027. Si les déclarations de M. Adeyeye visent à rassurer la base militante, elles soulignent également la nécessité pour le parti de gérer ses dissensions internes pour éviter une érosion de son influence dans ses bastions traditionnels.