Alors que la campagne présidentielle française s'intensifie, Gabriel Attal, candidat pour le parti Renaissance, a réaffirmé sa volonté de poursuivre sa course jusqu'au bout. Malgré une dynamique sondagière favorable à son rival Édouard Philippe, l'ancien Premier ministre rejette toute idée de retrait, misant sur une stratégie de rassemblement pour incarner la continuité du courant central.
Une détermination affichée face aux sondages
Interrogé sur sa capacité à maintenir sa candidature malgré un retard dans les intentions de vote, Gabriel Attal a balayé les doutes avec fermeté. En reprenant une posture historique, il assure que le rassemblement de son camp se cristallisera autour de sa personne. Cette séquence intervient dans un contexte où le « courant central » est disputé, notamment par les initiatives de François Bayrou, qui explore l'idée d'une primaire des « non-alignés » pour offrir une alternative aux candidatures d'Attal et d'Édouard Philippe.
Le défi de la crédibilité budgétaire
Au cœur des débats, la situation des finances publiques s'impose comme un enjeu majeur. Gabriel Attal a dû justifier le bilan économique des dix dernières années sous l'ère macroniste, reconnaissant l'absence de budget à l'équilibre depuis quatre décennies. De son côté, la présidente de la Cour des comptes, Amélie de Montchalin, a tiré la sonnette d'alarme sur l'état des comptes de l'État, tout en précisant qu'il ne relevait pas de son institution de valider ou de noter les programmes budgétaires des différents prétendants à l'Élysée.
Réalignements et tensions à gauche comme à droite
La campagne est également marquée par des turbulences internes au sein des autres formations politiques. À gauche, l'éviction de Philippe Brun de la primaire sociale-démocrate, suite à des accusations de violences, suscite des critiques internes, notamment de la part de Jérôme Guedj qui dénonce une décision précipitée du Parti socialiste. À droite, le paysage reste fragmenté : Éric Ciotti tente de convaincre Bruno Retailleau de rejoindre une « maison de droite forte », craignant un rapprochement de ce dernier avec le camp d'Édouard Philippe. Pendant ce temps, l'ancien ministre Dominique de Villepin continue d'entretenir le flou sur une éventuelle candidature, tout en multipliant les signes de convergence avec François Ruffin.