À moins de deux ans de l'échéance, les intentions de vote pour l'élection présidentielle française de 2027 dessinent une dynamique marquée par la domination de Marine Le Pen. Cette enquête d'opinion, réalisée par Ipsos/BVA, met en lumière les rapports de force au sein du bloc central et les difficultés persistantes des forces de gauche à s'unir derrière une candidature unique.
La position dominante de Marine Le Pen
La candidate du Rassemblement national confirme son ancrage électoral en recueillant entre 34 % et 36 % des intentions de vote au premier tour. Cette avance, qui se maintient dans toutes les configurations testées, place la formation d'extrême droite dans une position de favorite pour accéder au second tour, consolidant ainsi son statut de force politique centrale dans le paysage électoral français.
L'enjeu de l'unité au sein du bloc central
Édouard Philippe s'affirme comme le candidat le mieux placé pour représenter le bloc central, atteignant 19 % des intentions de vote lorsqu'il est l'unique représentant de son camp. Toutefois, la dynamique change radicalement en cas de candidature concurrente : l'entrée en lice de Gabriel Attal fragilise cette position, faisant chuter le score de l'ancien Premier ministre à 14,5 %. Cette dispersion des voix au sein de la majorité actuelle profite mécaniquement à d'autres candidats, notamment Jean-Luc Mélenchon, qui remonterait à 15 % dans ce scénario.
Les dynamiques à gauche et chez Les Républicains
À gauche, Raphaël Glucksmann s'impose comme la figure la plus compétitive, oscillant entre 11,5 % et 14 % des intentions de vote. À l'inverse, les autres forces de gauche peinent à convaincre : Olivier Faure, testé pour la première fois, plafonne à 5,5 %, un score similaire à celui de l'écologiste Marine Tondelier. De son côté, Bruno Retailleau, candidat des Républicains, voit son influence diminuer, tombant à 7,5 % des intentions de vote, marquant un recul par rapport aux précédentes mesures effectuées en juin dernier.