À sept mois du premier tour de l'élection présidentielle française, Marine Le Pen maintient une dynamique favorable. La candidate du Rassemblement national devance nettement ses principaux concurrents dans deux nouvelles enquêtes d'opinion, confirmant son statut de favorite à l'approche du scrutin.
Une domination confirmée dans les sondages
Les récentes enquêtes d'intentions de vote placent Marine Le Pen en tête du premier tour. Cette avance se creuse face à un bloc de prétendants, composé notamment de Jean-Luc Mélenchon, Édouard Philippe et Gabriel Attal, qui se disputent la seconde place. Malgré les turbulences médiatiques de la semaine passée, la candidate du RN semble consolider son socle électoral, alors que la campagne entre dans une phase de structuration plus intense.
Le logement comme axe programmatique majeur
Lors de son meeting de rentrée à Hénin-Beaumont, Marine Le Pen a précisé ses intentions pour le prochain quinquennat en plaçant la question du logement au centre de son projet. Elle propose notamment la transformation de bureaux vacants en surfaces habitables et une simplification des normes de construction. La candidate a également réitéré son intention d'instaurer une « priorité nationale » dans l'accès au logement social et de réserver les aides personnelles au logement (APL) aux citoyens français.
Précisions sur la « priorité nationale »
Face aux interrogations sur la mise en œuvre de la « priorité nationale », Jean-Philippe Tanguy, député RN, a apporté des nuances. Il a affirmé que cette mesure ne visait pas à exclure les étrangers en situation régulière, mais à instaurer une préférence pour les nationaux dans l'attribution des aides. Cette séquence illustre la volonté du parti de clarifier ses positions programmatiques tout en tentant de contenir les critiques sur ses propositions les plus clivantes.
Contexte budgétaire et enjeux de gouvernance
En parallèle de la campagne, le gouvernement actuel poursuit l'élaboration du budget 2027. La porte-parole du gouvernement, Maud Bregeon, a écarté toute hypothèse de gel du barème de l'impôt sur le revenu, promettant une indexation complète sur l'inflation. Cette décision s'inscrit dans la ligne fixée par le Premier ministre Sébastien Lecornu, qui s'est engagé à ne pas introduire de nouveaux impôts, un point de vigilance majeur pour les décideurs économiques et les citoyens dans un contexte de pression fiscale persistante.