Présidentielle française 2027 : les visions divergentes d'Édouard Philippe et Gabriel Attal pour l'école

Par Rédaction KUMBA 2 min de lecture 16 lectures
Présidentielle française 2027 : les visions divergentes d'Édouard Philippe et Gabriel Attal pour l'école

À l'approche de l'échéance présidentielle de 2027, les anciens Premiers ministres Édouard Philippe et Gabriel Attal ont chacun présenté leur feuille de route pour l'Éducation nationale. Si les deux candidats s'accordent sur l'urgence d'une revalorisation salariale des enseignants, leurs approches divergent radicalement sur l'organisation du système scolaire et les leviers de réforme.

Convergence sur la revalorisation et les effectifs

Le constat d'une « smicardisation » du métier d'enseignant est partagé par les deux candidats, qui proposent des mesures financières significatives. Gabriel Attal préconise une hausse de 200 à 500 euros net par mois selon l'ancienneté, tandis qu'Édouard Philippe mise sur une augmentation globale de 20 % de la rémunération moyenne sur cinq ans. Par ailleurs, les deux hommes entendent tirer profit de la baisse démographique pour réduire les effectifs par classe, bien que Gabriel Attal insiste sur la nécessité de maintenir les moyens budgétaires pour favoriser la mixité sociale, notamment par la fermeture des établissements les plus en difficulté.

Réformes structurelles et exigence académique

Gabriel Attal place le collège au cœur de son projet, prônant un retour à une exigence accrue. Il propose le rétablissement d'un certificat d'études à l'entrée en 6e et souhaite rendre le brevet obligatoire pour accéder au lycée. Il réitère également son attachement à la généralisation des groupes de niveau en français et en mathématiques. De son côté, Édouard Philippe privilégie une approche centrée sur la formation initiale via des « écoles normales » plus exigeantes et une plus grande flexibilité dans la gestion des carrières enseignantes.

Autonomie des établissements et autorité

La vision d'Édouard Philippe repose sur une décentralisation accrue de la gestion scolaire. Il propose de confier aux chefs d'établissement une autonomie élargie sur les rythmes scolaires, le contenu pédagogique et l'organisation des classes, afin d'adapter l'école aux réalités locales. En matière de discipline, il suggère l'instauration d'une « amende de responsabilisation scolaire » pour les parents d'élèves perturbateurs ou harceleurs, s'inspirant du modèle britannique.

La question de la stabilité ministérielle

Gabriel Attal, fort de son expérience à la tête du ministère, insiste sur la nécessité de mettre fin à l'instabilité chronique qui a vu se succéder sept ministres en quatre ans. Il appelle à une loi de programmation pour l'école et plaide pour une continuité politique durable, condition indispensable, selon lui, pour atteindre les objectifs de transformation du système éducatif français.

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