À un an et demi de la présidentielle française de 2027, la gauche non-mélenchoniste affine sa stratégie de sélection : la primaire organisée par le Parti socialiste compte déjà cinq candidats déclarés, et la bataille pour incarner l'alternative sociale-démocrate s'intensifie. Le scrutin, qui se déroulera exclusivement en ligne sur deux week-ends d'octobre, doit départager des profils très différents, du premier secrétaire du PS au fondateur de Place publique en passant par d'anciennes figures de la présidentielle 2007.
Olivier Faure entre dans l'arène face à Glucksmann
Le premier secrétaire du Parti socialiste, Olivier Faure, a officialisé sa candidature à l'élection présidentielle en se soumettant au processus de présélection organisé par son parti. Il s'est déclaré sur TF1, une semaine après Raphaël Glucksmann, président de Place publique, qui s'était présenté sur le même plateau. Cette déclaration tardive vise explicitement à installer un duel avec le favori annoncé de la primaire, qui devra mobiliser les sympathisants lors de deux tours de vote en ligne les 9-10 et 16-17 octobre prochains.
Cinq candidats déclarés et une date butoir au 15 septembre
Avant même l'entrée en lice d'Olivier Faure, trois personnalités avaient annoncé leur participation : les députés socialistes Philippe Brun et Jérôme Guedj, ainsi que Ségolène Royal, qui voit dans cette échéance un possible retour sur le devant de la scène, vingt ans après sa qualification au second tour face à Nicolas Sarkozy. Les organisateurs ont fixé au 15 septembre la clôture des candidatures, laissant une fenêtre étroite pour d'éventuels ralliements de dernières minutes.
Une primaire sous le signe de la fragmentation
Cette multiplication des prétendants illustre la difficulté persistante de la gauche non-mélenchoniste à se rassembler autour d'un nom unique pour 2027. En cherchant à élargir le vivier de candidats plutôt qu'à figer une candidature unique, le PS prend le risque d'une dispersion des voix au premier tour. Le pari d'Olivier Faure est précisément d'imposer un face-à-face avec Glucksmann pour démontrer qu'il reste l'homme d'appareil capable de l'emporter lors du scrutin interne. L'issue de cette primaire, attendue mi-octobre, dessinera en grande partie les contours de l'offre de la gauche française pour la prochaine présidentielle, dans un paysage politique déjà marqué par l'absence de candidature commune à gauche.