Selon l’enquête mondiale 2026 de l’Association internationale du transport aérien (IATA), près d’un passager sur deux (49 %) utilise l’intelligence artificielle pour préparer ses déplacements. Cette adoption massive s’accompagne d’une progression de la biométrie et d’une demande croissante de documents de voyage numériques, tout en soulevant d’importantes préoccupations de protection des données.
IA au cœur de la recherche de vols et de la tarification
Parmi les 10 000 voyageurs interrogés dans plus de 200 pays, 21 % déclarent recourir à l’IA pour rechercher des vols vers une destination précise, 19 % l’utilisent afin de dénicher les tarifs les plus avantageux et 17 % s’en servent pour découvrir de nouvelles destinations. Nick Careen, vice‑président principal chargé des opérations, de la sûreté et de la sécurité à l’IATA, souligne que « les passagers adoptent les technologies pour faciliter leurs voyages », faisant de l’IA un outil de planification désormais incontournable.
Biométrie et passeports numériques : satisfaction et attentes
La biométrie, déjà employée au moins une fois au cours des douze derniers mois par 58 % des répondants, dépasse les 50 % enregistrés en 2025 et les 34 % de 2022, témoignant d’une adoption rapide. Parmi les usagers, 87 % se déclarent satisfaits, et 78 % sont prêts à partager leurs données biométriques pour éviter de présenter plusieurs fois passeport ou carte d’embarquement. L’intérêt pour les passeports numériques est également fort : 84 % souhaitent les utiliser lors de l’enregistrement en ligne.
Confidentialité, formalités d’entrée et appel à la simplification
Malgré ces avancées, 59 % des voyageurs craignent les violations de données, 49 % redoutent le partage de leurs informations avec d’autres organisations et 41 % estiment manquer de clarté sur le traitement de leurs données. Les exigences migratoires constituent un frein supplémentaire : 43 % des répondants ont renoncé à une destination à cause des formalités d’entrée, contre 33 % en 2025, et 53 % jugent ces procédures trop complexes. En réponse, 86 % se disent prêts à transmettre leurs informations migratoires par voie numérique avant le départ, et 60 % privilégient une demande de visa en ligne. L’IATA appelle les gouvernements à simplifier les formalités, à réduire les contrôles redondants et à harmoniser les standards des documents de voyage numériques afin d’allier fluidité, efficacité et protection des données personnelles.