Une recherche publiée dans JAMA Network Open indique que la prise en charge psychologique avant une opération lourde améliore notablement la santé mentale et accélère la convalescence des patients de plus de 60 ans.
Design de l’étude et population ciblée
L’enquête a porté sur 306 adultes âgés de 60 ans et plus, tous programmés pour une chirurgie cardiaque, oncologique ou orthopédique. Les participants ont été répartis en deux groupes : le premier a reçu uniquement des documents d’auto‑assistance à lire de façon autonome, tandis que le second a bénéficié de huit à douze séances téléphoniques avec un professionnel de santé mentale (assistant social ou conseiller) et d’une révision personnalisée de leurs traitements médicamenteux par des pharmaciens et médecins.
Impact des entretiens téléphoniques sur l’anxiété et la dépression
Trois mois après l’intervention, les patients du groupe accompagné ont affiché une réduction des scores d’anxiété et de dépression supérieure de 2,2 à 2,5 points sur une échelle de 48 points, comparativement au groupe témoin. Chez les patients opérés pour un cancer, l’amélioration a été encore plus marquée, avec près de cinq points d’écart en moins sur le même indice.
Vers une prise en charge préopératoire holistique
Les chercheurs plaident pour une approche « holistique » du pré‑opératoire, intégrant à la fois l’anesthésie et la psychiatrie. Selon l’auteur principal, Eric J. Lenze, préparer le corps reste indispensable, mais préparer l’esprit est tout aussi crucial pour éviter que le stress de l’intervention n’aggrave les troubles anxieux ou dépressifs.
Réactions des patients et des équipes soignantes
Les participants ont exprimé une perception positive du suivi renforcé, tant du point de vue du bien‑être que de la simplification du traitement médicamenteux. Les professionnels de santé ont souligné la facilité d’intégration du protocole dans les parcours chirurgicaux existants, estimant que ce modèle ne surcharge pas les structures hospitalières tout en offrant un bénéfice clinique tangible.