Premières Dames et transparence : l’Assemblée nationale exige la déclaration de patrimoine

Par Rédaction KUMBA 2 min de lecture 32 lectures
Premières Dames et transparence : l’Assemblée nationale exige la déclaration de patrimoine

La transparence patrimoniale, déjà exigée pour les autorités publiques, pourrait bientôt s’étendre aux Premières Dames. Une députée sénégalaise relance le débat en exigeant leur déclaration de patrimoine, notamment lorsqu’elles gèrent des fonds publics.

Un débat relancé par la gestion des fonds publics

Alors que plusieurs responsables viennent de déposer leur déclaration de patrimoine, la question de l’obligation de transparence s’invite désormais dans l’entourage présidentiel. Une députée de l’Assemblée nationale a interpellé publiquement le pouvoir en exigeant que les Premières Dames soient soumises à cette même obligation, surtout lorsqu’elles pilotent des initiatives sociales mobilisant des ressources financières importantes. Pour elle, cette mesure vise à garantir l’intégrité dans la gestion des deniers publics, un principe qu’elle juge essentiel pour préserver la confiance des citoyens.

L’élue rappelle les critiques passées concernant certaines Premières Dames et souligne la nécessité d’une vigilance accrue, à un moment où deux d’entre elles multiplient les actions dites « sociales ». Elle dénonce ouvertement l’utilisation de fonds publics pour des initiatives qu’elle juge opaques, sans exclure l’hypothèse de détournements ou de prête-noms pour dissimuler des biens.

Transparence et responsabilité : un principe démocratique

La députée insiste sur l’origine des fonds utilisés pour ces actions, s’interrogeant sur la légitimité de certaines distributions financières alors que les moyens personnels des intéressées étaient auparavant limités. Elle rappelle que le mandat présidentiel appartient au peuple et que la gestion des ressources publiques doit se faire dans la plus grande transparence et responsabilité. Son message, affiché comme au-dessus des clivages politiques, vise à rappeler que les deniers publics doivent être comptables devant les citoyens, quel que soit le pouvoir en place.

En exigeant cette déclaration de patrimoine, elle réaffirme une exigence de cohérence : si les autorités publiques sont tenues à cette transparence, pourquoi en serait-il autrement pour les Premières Dames, dont les actions peuvent impacter directement l’usage des fonds collectifs ? Le débat, désormais ouvert, pourrait s’étendre à d’autres sphères du pouvoir où la question de la redevabilité reste sensible.

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