La condamnation de Manchester City pour 114 infractions financières a relancé les spéculations sur une possible mise en cause similaire du Paris Saint-Germain. Pourtant, malgré les similitudes dans leurs modèles de propriété, le club parisien ne semble pas exposé aux mêmes risques réglementaires.
La régulation constante de l'UEFA
Contrairement au système de sponsoring opaque reproché aux Skyblues, les contrats du PSG avec des entités qataries ont été scrutés et régulièrement dévalués par l'Instance de contrôle financier des clubs (ICFC) de l'UEFA. Dès 2014, puis en 2018, l'instance européenne a révisé à la baisse la valeur de plusieurs accords commerciaux parisiens pour les aligner sur la réalité du marché. Ce processus de validation a agi comme un filtre, rendant l'hypothèse d'une fraude aux contrats artificiellement gonflés, telle qu'identifiée en Angleterre, techniquement impossible pour le club de la capitale.
Un historique de sanctions déjà purgées
Le PSG a déjà fait l'objet de mesures correctives par le passé, ce qui clôt de facto les débats sur ses exercices financiers antérieurs. Entre 2014 et 2022, le club a été sanctionné à plusieurs reprises par l'UEFA, écopant d'amendes et de restrictions d'effectif pour non-respect du fair-play financier. Ces décisions, incluant l'obligation de vendre des joueurs pour équilibrer les comptes, ont été appliquées et validées. Le club est aujourd'hui rentré dans les clous, notamment grâce à une stratégie de recrutement plus sobre et une balance des transferts excédentaire sur l'exercice actuel.
La spécificité du contrôle financier en France
Sur le plan national, le PSG bénéficie d'un cadre différent avec la DNCG. Contrairement à la Premier League qui a mené une enquête de fond sur plusieurs années, le gendarme financier français procède à un examen annuel. Tant que le propriétaire comble les pertes et que le budget prévisionnel est jugé viable, le club valide son passage. Le PSG a systématiquement passé cet examen avec succès depuis 2011, en injectant les fonds nécessaires pour maintenir ses comptes à l'équilibre. Cette gestion, bien que coûteuse pour l'actionnaire, garantit au club une conformité permanente avec les exigences de la Ligue de football professionnel.