Pendant la pandémie de Covid-19, l'Afrique a été la dernière continentà recevoir des vaccins. Des vaccins que l'Afrique possède les matières premières pour fabriquer. Des vaccins que les entreprises européennes ont produits en priorité pour leurs propres populations. Ce moment d'humiliation sanitaire mondiale devrait être le déclencheur d'une révolution pharmaceutique africaine.
Une dépendance construite et entretenue
L'Afrique importe près de 94 % de ses médicaments essentiels. Cette dépendance n'est pas née du hasard. Les accords commerciaux internationaux, notamment les accords TRIPS de l'OMC sur la propriété intellectuelle, ont historiquement protégé les brevets des multinationales pharmaceutiques occidentales au détriment de la production locale africaine. Quand des pays africains ont tenté de produire des génériques pour des maladies comme le VIH/SIDA, ils ont été poursuivis par des laboratoires européens.
Les tentatives africaines de souveraineté pharmaceutique
Des initiatives existent : l'Institut Pasteur de Dakar produit des vaccins depuis des décennies. L'Afrique du Sud a développé des capacités de production. Le Rwanda investit dans l'industrie pharmaceutique locale. L'Union africaine a adopté un Plan stratégique pour la santé 2016-2030 qui inclut l'objectif de produire 60 % des vaccins consommés en Afrique d'ici 2040. Mais ces efforts restent insuffisants et insuffisamment financés.
Pour une rupture radicale
Il faut aller plus loin. L'Afrique doit créer une Agence pharmaceutique continentale dotée de ressources suffisantes, négocier des droits de licence obligatoires pour les médicaments essentiels, investir massivement dans la formation de chercheurs et pharmaco-logistes africains, et casser les monopoles des multinationales sur des molécules découvertes à partir de plantes africaines sans retour pour le continent.
La santé africaine ne peut pas continuer à dépendre de la bonne volonté des laboratoires européens et américains. C'est une question de dignité et de survie.
Une dépendance construite et entretenue
L'Afrique importe près de 94 % de ses médicaments essentiels. Cette dépendance n'est pas née du hasard. Les accords commerciaux internationaux, notamment les accords TRIPS de l'OMC sur la propriété intellectuelle, ont historiquement protégé les brevets des multinationales pharmaceutiques occidentales au détriment de la production locale africaine. Quand des pays africains ont tenté de produire des génériques pour des maladies comme le VIH/SIDA, ils ont été poursuivis par des laboratoires européens.
Les tentatives africaines de souveraineté pharmaceutique
Des initiatives existent : l'Institut Pasteur de Dakar produit des vaccins depuis des décennies. L'Afrique du Sud a développé des capacités de production. Le Rwanda investit dans l'industrie pharmaceutique locale. L'Union africaine a adopté un Plan stratégique pour la santé 2016-2030 qui inclut l'objectif de produire 60 % des vaccins consommés en Afrique d'ici 2040. Mais ces efforts restent insuffisants et insuffisamment financés.
Pour une rupture radicale
Il faut aller plus loin. L'Afrique doit créer une Agence pharmaceutique continentale dotée de ressources suffisantes, négocier des droits de licence obligatoires pour les médicaments essentiels, investir massivement dans la formation de chercheurs et pharmaco-logistes africains, et casser les monopoles des multinationales sur des molécules découvertes à partir de plantes africaines sans retour pour le continent.
La santé africaine ne peut pas continuer à dépendre de la bonne volonté des laboratoires européens et américains. C'est une question de dignité et de survie.