Pollution au dioxyde de soufre autour de la mine Tenke Fungurume : nouvelles mesures alarmantes en RDC

Par Rédaction KUMBA 2 min de lecture 37 lectures
Pollution au dioxyde de soufre autour de la mine Tenke Fungurume : nouvelles mesures alarmantes en RDC

Une nouvelle enquête menée par le consortium Mazingira pour tous a mis en évidence des concentrations de dioxyde de soufre largement supérieures aux seuils recommandés par l'OMS autour du complexe minier Tenka Fungurume, dans le sud‑est de la République démocratique du Congo. Les relevés, associés à une hausse des irritations oculaires et des saignements de nez chez les riverains, relancent le débat sur les impacts sanitaires de l'exploitation du cuivre et du cobalt.

Mesures de dioxyde de soufre dépassant les normes OMS

Dans le quartier de Manomapia, à proximité de l’usine dite « 30K », les enquêteurs ont enregistré un pic de 1 834 µg/m³ de dioxyde de soufre sur une période de dix minutes. Ce niveau représente 3,7 fois la valeur maximale recommandée par l’Organisation mondiale de la santé pour la même durée d’exposition, indiquant une pollution atmosphérique aiguë susceptible d’irriter les voies respiratoires.

Impact sanitaire constaté parmi les résidents de Manomapia

L’étude a suivi 209 habitants pendant dix‑huit semaines. Parmi les 103 participants originaires de Manomapia, 40 % ont déclaré des irritations oculaires récurrentes et près de 20 % ont signalé des saignements de nez, symptômes compatibles avec une exposition élevée au dioxyde de soufre. Ces données s’ajoutent à un premier rapport publié en mars par l’EIA et PremiCongo, qui avait déjà relevé des troubles similaires depuis l’ouverture de l’usine en 2023.

Réactions de Tenke Fungurume Mining et appels à une expertise indépendante

Tenke Fungurume Mining, qui exploite l’un des plus grands complexes de cuivre‑cobalt au monde, conteste les conclusions des deux enquêtes, affirmant que ses propres relevés respectent les limites légales et critiquant la méthodologie des chercheurs. Le consortium d’enquête, toutefois, réclame une inspection indépendante et la mise à disposition publique des données de l’entreprise, afin que les autorités congolaises puissent évaluer le coût sanitaire réel du cobalt destiné aux chaînes d’approvisionnement mondiales, notamment dans le secteur automobile.

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