Le mercredi 9 septembre 2026, les forces de police de Kombissiri ont interpellé un homme d’une trentaine d’années pour trafic de poulet de chair avarié, estimé à 3,2 millions de francs CFA. Cette saisie, réalisée dans le cadre de l’opération « WIBGA‑3 », met en lumière les failles du circuit alimentaire et les enjeux de fraude commerciale au Burkina Faso.
Intervention de la police de Kombissiri dans le cadre de l’opération WIBGA‑3
Les agents du commissariat central de Kombissiri, mobilisés pour l’opération anti‑fraude « WIBGA‑3 », ont mené une enquête qui a conduit à l’arrestation du suspect le 9 septembre. L’opération, qui vise à sécuriser les approvisionnements en produits d’origine animale, a permis de mettre la main sur 97 cartons de poulet de chair dont la détérioration rendait la marchandise impropre à la consommation.
Valeur économique et provenance du lot de poulet avarié
Les cartons saisis représentent une perte financière estimée à 3 200 000 FCFA, soit une somme significative pour le marché local. Selon les autorités, la cargaison provenait d’un pays voisin, ce qui soulève des questions sur les contrôles douaniers et la traçabilité des produits importés. La fraude aurait consisté à introduire du poulet avarié dans la chaîne d’approvisionnement, trompant ainsi les distributeurs et les consommateurs.
Incinération et réactions des autorités locales
Après la saisie, la direction provinciale des ressources animales et halieutiques du Bazèga a pris la décision d’incinérer la marchandise le jeudi 10 septembre, sur le site d’incinération du secteur 5 de Kombissiri. La procédure a été réalisée en présence d’une trentaine de citoyens, ainsi que de responsables administratifs et paramilitaires, dont la Haut‑commissaire du Bazèga, Téné Justine Kientega, assurant la transparence de l’opération.
Implications pour la sécurité alimentaire et la lutte contre la fraude
Cette saisie illustre la vulnérabilité du système d’alimentation en produits carnés au Burkina Faso, où les contrôles sanitaires restent parfois insuffisants. Les autorités locales ont rappelé l’importance de renforcer les inspections aux points d’entrée et de sensibiliser les acteurs du marché aux risques sanitaires liés à la commercialisation de produits avariés. Le cas de Kombissiri pourrait servir de référence pour d’autres provinces afin d’améliorer la traçabilité et de prévenir de futures tentatives de fraude alimentaire.