La préparation du Ghana pour la Coupe du Monde 2026 est au cœur d'une vive controverse politique concernant l'obtention de visas. Abass Nurudeen, PDG du Ghana Social Investment Fund, a fermement critiqué l'opposition parlementaire, l'accusant d'exploiter des irrégularités administratives présumées pour discréditer le ministère des Sports sans apporter de preuves tangibles.
Des allégations de corruption sous tension
Le débat a été initié par Vincent Ekow Assafuah, membre de la commission parlementaire de la jeunesse et des sports, qui a soulevé des soupçons sur le processus de délivrance des visas. Selon ses déclarations, des individus auraient déboursé entre 7 000 et 14 000 dollars pour faciliter leur accès au territoire américain. Parallèlement, l'opposition conteste la légitimité des listes de voyageurs transmises aux ambassades par la Ghana Tourism Authority et la National Sports Authority, affirmant qu'une large majorité des personnes listées ne sont ni journalistes professionnels ni employés des institutions concernées.
La défense du ministère des Sports
Face à ces accusations, Abass Nurudeen a réfuté toute tentative du ministère d'user de son influence diplomatique pour favoriser des profils non qualifiés. Il a souligné que les échanges avec les ambassades, notamment celle des États-Unis, s'inscrivaient dans un cadre institutionnel impliquant également la Fédération ghanéenne de football et des organisateurs officiels de la FIFA. Le ministère des Sports a par ailleurs produit une chronologie des faits, suggérant que certains arrangements logistiques liés à l'expérience des supporters auraient été initiés avant même son implication directe dans le dossier.
Vers une clarification administrative
Alors que les accusations de frais de traitement s'élevant à 3 000 dollars circulent, Abass Nurudeen appelle à la retenue en attendant les conclusions des enquêtes en cours. Le gouvernement a déjà pris des mesures conservatoires, notamment la suspension du conseil d'administration de la National Sports Authority et le remplacement du directeur général, Yaw Ampofo Ankrah, par le professeur Emmanuel Osei Sarpong. Ces décisions visent à garantir la transparence dans la gestion de ce dossier sensible, alors que l'exécutif affirme sa volonté de sanctionner toute faute avérée, indépendamment des responsabilités individuelles.