Polémique à Saint-Denis : le maire Bally Bagayoko sous le feu des critiques après un vote sur l'excision

Par Rédaction KUMBA 2 min de lecture 35 lectures
Polémique à Saint-Denis : le maire Bally Bagayoko sous le feu des critiques après un vote sur l'excision

Le maire de Saint-Denis, Bally Bagayoko, fait face à une vive controverse politique après s'être abstenu lors d'un vote en conseil municipal concernant la lutte contre les mutilations sexuelles féminines. Si l'élu réaffirme son engagement contre ces violences, son choix de ne pas soutenir un vœu incluant également une prise de position sur une proposition de loi nationale suscite de nombreuses critiques au sein de la classe politique.

Un scrutin municipal sous tension

Lors de la séance du 24 septembre, le groupe d'opposition « Socialistes, Écologistes et citoyens » a soumis au vote un vœu visant à renforcer la protection des femmes contre l'excision et à soutenir une proposition de loi intégrale contre les violences sexistes et sexuelles. Le scrutin a été marqué par une confusion initiale, le maire ayant d'abord annoncé le rejet du texte avant de procéder à un décompte rectificatif sous la pression de l'élue socialiste Katy Bontinck. Finalement, le vœu a été adopté avec 8 voix pour et 44 abstentions, ces dernières émanant de la majorité municipale.

La justification de la majorité municipale

Face aux accusations, Bally Bagayoko et sa majorité ont dénoncé des « polémiques politiciennes montées de toutes pièces ». Dans un communiqué, l'édile a précisé que son abstention ne remettait nullement en cause son opposition aux mutilations sexuelles, un enjeu majeur dans son département où une étude estime à 7,1 % la prévalence de l'excision chez les femmes de 18 à 44 ans. Le maire a justifié son refus de voter le texte par la présence d'une clause de soutien à une proposition de loi en cours de discussion à l'Assemblée nationale, dont le contenu final, selon lui, restait incertain en raison des amendements successifs.

Une résonance politique nationale

L'abstention du maire a été largement relayée par des figures de l'opposition nationale, notamment par la conseillère LR Charlotte Rocher, qui a qualifié la position de l'élu de « honte ». Cette séquence intervient dans un contexte de forte visibilité médiatique pour Bally Bagayoko, déjà impliqué dans le mouvement de contestation des lycéens et étudiants. Si la majorité municipale maintient sa ligne de défense, l'épisode illustre la difficulté de concilier des enjeux locaux de santé publique avec les débats législatifs nationaux, ces derniers devenant régulièrement le terrain d'affrontements partisans au sein des instances locales.

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