Des nids de poule se sont multipliés sur plusieurs axes majeurs d'Accra, rendant la conduite dangereuse et imposant des frais de réparation élevés aux usagers. Les automobilistes, confrontés à des routes détériorées depuis des mois, appellent les autorités à intervenir rapidement pour éviter accidents et pertes économiques.
Des routes clés d'Accra gravement affectées
Le réseau routier de la capitale montre des signes de dégradation avancée sur plusieurs tronçons. Au carrefour d'Abeka Lapaz, la voie extérieure la plus fréquentée présente une profonde cavité qui menace la stabilité des véhicules. Sur la route UPSA, à proximité de l'University of Ghana Business School, des nids de poule similaires ralentissent les déplacements des étudiants, du personnel académique et des résidents. Le secteur d'East Legon, notamment la rue principale d'American House, connaît également des fissures qui engendrent d'importantes bouchons, les conducteurs devant faire la queue pour les contourner. Enfin, le feu de circulation de Sakaman Junction, sur l'Accra‑Kasoa Highway, ainsi que les zones de New Bortianor et du West Hills Mall, sont ponctués de trous dangereux.
Impact direct sur la sécurité et le portefeuille des usagers
Les conducteurs signalent que les nids de poule provoquent la rupture d'essieux, des dommages aux suspensions et obligent à des changements de voie brusques, surtout aux heures de pointe. Ces manœuvres augmentent le risque de collisions, notamment lorsque le feu passe au vert et que les véhicules doivent traverser un trou. Les conditions météorologiques aggravent la situation : les nids se remplissent d'eau, rendant leur visibilité quasi nulle sous la pluie ou la nuit. Face à ces aléas, les automobilistes dépensent des sommes considérables en réparations, ce qui alourdit le coût de la mobilité quotidienne et suscite une inquiétude croissante pour leur sécurité.
Appels aux autorités et perspectives d'intervention
Les usagers ont multiplié les demandes auprès de la Ghana Highway Authority, du Department of Urban Roads et de l'Accra Metropolitan Assembly, réclamant des travaux de remise en état urgents. Malgré ces sollicitations, les réponses officielles restent limitées, laissant les conducteurs gérer les risques par eux‑mêmes. Les associations locales de conducteurs envisagent de renforcer la pression publique et de documenter les incidents afin de pousser les décideurs à allouer rapidement les ressources nécessaires. En attendant, la population continue de naviguer entre prudence et frustration, consciente que l'amélioration de l'infrastructure routière est indispensable pour la sécurité et la fluidité du trafic à Accra.