Plus de 90 % des 40 000 déplacés par le conflit du Savannah sont rentrés chez eux en trois mois grâce à un couvre‑feu et à la médiation communautaire

Par Rédaction KUMBA 2 min de lecture 18 lectures
Plus de 90 % des 40 000 déplacés par le conflit du Savannah sont rentrés chez eux en trois mois grâce à un couvre‑feu et à la médiation communautaire

Le ministre de l'Intérieur ghanéen, Mubarak Mohammed Muntaka, a indiqué que plus de 90 % des plus de 40 000 personnes déplacées par les violences dans la région du Savannah sont rentrées chez elles en trois mois, grâce à un couvre‑feu, des opérations de sécurité et un processus de médiation communautaire.

Couvre‑feu et opérations de sécurité pour endiguer la violence

Face à une escalade qui poussait des milliers de résidents à fuir vers la Côte d’Ivoire et le Burkina Faso, les autorités ont instauré un couvre‑feu et lancé des opérations de sécurité ciblées. Le ministre a souligné que ces mesures, combinées à une réduction progressive des couvre‑feux à l’échelle nationale, ont permis d’atteindre une période de 150 jours sans échange de tirs dans la ville volatile de Bawku, signe d’une amélioration notable de la sécurité depuis 2025.

Mise en place d’un comité de médiation et d’un comité permanent

Pour désamorcer les tensions, un comité de médiation a été créé, réunissant les parties en conflit alors que les esprits étaient très échauffés. Ce dispositif a conduit à des dialogues structurés, aboutissant à la création d’un comité permanent chargé de maintenir le dialogue entre les communautés, afin d’éviter une résurgence des hostilités.

Retours massifs des déplacés : plus de 90 % en trois mois

Selon les chiffres communiqués par le ministre, plus de 90 % des personnes déplacées sont revenues dans leurs villages d’origine en moins de trois mois. Cette reprise rapide s’explique en partie par les liens familiaux et sociaux profonds qui unissent les communautés du Savannah, où les mariages intercommunautaires sont fréquents. Le ministre a également rappelé le rôle crucial et les sacrifices consentis par les forces de sécurité pour garantir ce retour en toute sécurité.

Implications pour la stabilité nationale

Le retour massif des déplacés et la désescalade des violences renforcent la perception d’une Ghana plus sûre qu’en 2025. Toutefois, le ministre a souligné que la gestion de ces crises continue de mettre à l’épreuve les capacités des forces de sécurité, appelant à un soutien soutenu pour consolider les acquis et prévenir de futures flambées de conflit.

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