Plus de 700 habitations ont été détruites par des incendies à Bukavu au cours d’une semaine, dont 70 dans la nuit du 6 septembre 2026. Aucun décès n’a été enregistré, mais le bilan matériel et les déplacements de milliers de personnes suscitent un appel pressant de la société civile à l’État pour une aide d’urgence.
Incendies massifs à Bukavu : le bilan de la semaine
Selon les témoignages recueillis sur le terrain, la ville de Bukavu, dans le Sud‑Kivu, a vu s’enflammer plus de 700 maisons entre le 30 août et le 6 septembre 2026. Le feu le plus récent s’est déclaré dans la nuit du samedi au dimanche, sur l’avenue Mulengeza, dans le quartier Panzi de la commune d’Ibanda, où au moins 70 habitations ont été réduites en cendres. Malgré l’ampleur du sinistre, les autorités locales n’ont signalé aucune perte humaine.
Réaction de la société civile et appel à l’État
Le Parlement citoyen des jeunes pour la démocratie et la bonne gouvernance, représenté par son président Amani Lwamba, a dénoncé le manque de réponses institutionnelles. « Nous demandons au Gouvernement congolais de se rappeler que la population de Bukavu est bien une population congolaise », a déclaré Lwamba, insistant sur la nécessité d’un mécanisme d’assistance humanitaire coordonné par les organisations compétentes. Il a souligné que la crise survient immédiatement après la rentrée scolaire 2026‑2027, laissant de nombreux enfants et familles sans abri ni ressources.
Envergure du phénomène dans le Sud‑Kivu depuis 2025
Les données compilées par la société civile indiquent que, depuis février 2025, 2 831 maisons ont été détruites par des incendies sur l’ensemble du territoire du Sud‑Kivu. Au-delà de Bukavu, la situation à Buhozi est particulièrement critique : plus de 7 000 personnes se retrouvent sans logement après la destruction massive de leurs habitations. Ces chiffres illustrent la dimension régionale du problème et la pression croissante sur les structures d’accueil et d’aide.
Conséquences humanitaires et perspectives d’intervention
Le déplacement de centaines de familles engendre des besoins immédiats en hébergement, en alimentation et en soins de santé. Les organisations humanitaires locales appellent à la mise en place rapide de camps temporaires et à la distribution de kits de survie. À moyen terme, les acteurs de la société civile plaident pour des mesures de prévention, notamment la sensibilisation aux risques d’incendie et le renforcement des capacités de lutte contre le feu dans les quartiers les plus vulnérables.